Burkina Faso : la BAD appelée à renforcer son soutien aux investissements productifs
Le Burkina Faso souhaite réorienter davantage sa coopération avec la Banque africaine de développement (BAD) vers les investissements productifs. Cette volonté a été exprimée par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, lors d’une audience accordée le mercredi 6 mai 2026 à Ouagadougou à une délégation de la BAD conduite par Lamin Barrow, directeur général de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest.
Une mission de consultation stratégique de la BAD au Burkina Faso
La délégation de la BAD effectue une mission de travail dans le cadre de l’achèvement du Document de stratégie pays intérimaire (DSP-i) 2022-2025, prorogé jusqu’en 2026, ainsi que des consultations sur le prochain cadre stratégique de coopération avec le Burkina Faso.
Cette évaluation conjointe entre le gouvernement burkinabè et la Banque vise notamment à :
• analyser les performances des projets financés sur les cinq dernières années ;
• évaluer les résultats obtenus et les leçons tirées ;
• examiner la gestion financière des opérations ;
• définir les priorités d’intervention futures.
Selon Lamin Barrow, cette mission vise également à recueillir des orientations stratégiques auprès des autorités burkinabè afin de renforcer l’efficacité de la coopération entre la BAD et le pays.
Le Burkina veut orienter la BAD vers le pilier 4 du PND
Lors des échanges, le ministre Aboubakar Nacanabo a salué la nouvelle dynamique impulsée par la gouvernance actuelle de la BAD.
Il a invité l’institution à accompagner davantage le Burkina Faso dans le financement des investissements productifs, en alignant ses interventions sur le pilier 4 du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Baptisé Plan Relance, ce pilier porte sur :
• le développement des infrastructures ;
• la transformation durable de l’économie ;
• l’accélération de l’industrialisation ;
• le renforcement de la production énergétique ;
• l’amélioration de la compétitivité du secteur privé.
Le gouvernement ambitionne également de moderniser les infrastructures de transport, de communication et de stockage afin de soutenir la production nationale et renforcer la résilience économique.
Plus de flexibilité et de rapidité demandées à la BAD
Au-delà des financements, le ministre a également plaidé pour davantage de célérité et de flexibilité dans les procédures opérationnelles de la Banque.
L’objectif est d’améliorer l’exécution des projets financés et d’accroître leur impact économique dans un contexte où le Burkina Faso mise fortement sur les infrastructures et l’industrialisation pour soutenir sa croissance.
Cette rencontre illustre la volonté des autorités burkinabè de repositionner leurs partenariats financiers autour de projets à fort effet multiplicateur sur l’économie nationale.







