BDEAC : un bénéfice de 5,2 milliards FCFA et un plan d’urgence pour renforcer la liquidité
La Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) consolide progressivement son redressement financier. Réuni en session ordinaire à Bangui, le Conseil d’administration de l’institution a approuvé les comptes de l’exercice 2025, marqués par un bénéfice net de 5,2 milliards de FCFA.
Cette performance intervient dans un contexte économique régional encore fragilisé par des contraintes structurelles, mais témoigne de la capacité de la banque sous-régionale à renforcer sa stabilité financière et à poursuivre sa transformation.
Un résultat positif malgré un environnement économique sous tension
Les travaux du Conseil d’administration se sont déroulés sous la présidence de Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, également président du Conseil d’administration de la BDEAC.
L’approbation d’un bénéfice de 5,2 milliards de FCFA constitue un signal positif pour l’institution financière régionale. Ce résultat traduit l’impact des réformes engagées ces dernières années sous l’impulsion des États actionnaires, dans le but d’améliorer la gouvernance, la rentabilité et la solidité financière de la banque.
Dans un environnement marqué par des tensions de liquidité, des pressions macroéconomiques et des besoins croissants en financement du développement, cette performance conforte la trajectoire de redressement de la BDEAC.
Un plan d’urgence pour restaurer durablement la liquidité
Au-delà de la validation des comptes, les administrateurs ont adopté un plan d’urgence destiné à rétablir durablement la liquidité de la banque.
Cette mesure stratégique avait déjà reçu l’aval du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) lors de sa réunion du 8 avril dernier.
L’objectif est double : renforcer les capacités opérationnelles de la BDEAC et sécuriser son rôle dans le financement des projets structurants en Afrique centrale.
Ce plan devrait permettre à la banque de retrouver une marge de manœuvre plus confortable pour soutenir les États et le secteur privé dans des investissements prioritaires, notamment dans les infrastructures, l’énergie et l’industrialisation.
Le plan stratégique « Azobé » produit ses premiers résultats
Les discussions ont également mis en avant les premiers effets positifs du plan stratégique « Azobé », feuille de route de modernisation engagée par la banque.
Parmi les avancées relevées figurent :
• une amélioration progressive de la trésorerie ;
• un renforcement de la discipline financière ;
• une meilleure visibilité des interventions et de la gestion des ressources.
Ces résultats traduisent une volonté claire de repositionner la BDEAC comme instrument financier plus agile, crédible et aligné sur les priorités de développement de la sous-région.
La BDEAC veut consolider son rôle stratégique en Afrique centrale
À l’issue de la session, Hervé Ndoba a salué les progrès enregistrés, mettant en avant la résilience de l’institution dans un contexte économique complexe.
Selon lui, les résultats obtenus ouvrent une nouvelle phase de modernisation et confortent la place de la BDEAC dans l’architecture financière régionale.
En renforçant sa liquidité et sa gouvernance, la banque ambitionne de jouer un rôle accru dans le financement du développement économique en Afrique centrale, au moment où les besoins d’investissement restent particulièrement élevés.







