Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a lancé mardi 1er juillet 2025 une campagne de sensibilisation sur la protection des données personnelles dans l’administration publique, selon un communiqué de la primature. Portée par la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL), cette initiative vise à renforcer la sécurité numérique dans un pays confronté à des défis technologiques croissants.
Face à la rapide montée de l’intelligence artificielle et de la numérisation, M. Ouédraogo a souligné les risques pour les citoyens et la société, appelant à appliquer rigoureusement les lois existantes sur les données personnelles. Il a noté que de nombreux agents publics commettent des erreurs par manque de formation, rendant cette campagne essentielle pour prévenir les fuites ou abus de données sensibles.
La présidente de la CIL, Halguiéta Nassa Trawina, a insisté sur l’importance d’une culture de protection des données pour réussir la transformation numérique du Burkina Faso. Avec plus de 60 % de la population utilisant des services numériques en 2024, selon les estimations, la sécurisation des informations devient cruciale, surtout dans un contexte de cyberattaques fréquentes dans la région ouest-africaine.
Cette campagne pourrait réduire les incidents de violations de données, qui ont augmenté de 25 % en Afrique de l’Ouest en 2024 d’après des rapports régionaux. Elle inclut des ateliers pour former les agents publics et sensibiliser les citoyens. Cependant, des défis persistent, comme le manque d’infrastructures technologiques dans les zones rurales, où 40 % des administrations restent sous-équipées, selon des experts locaux.
Le Burkina Faso s’aligne sur des initiatives similaires au Sénégal et au Ghana, qui ont renforcé leurs cadres légaux sur la cybersécurité. Avec une population jeune et connectée, estimée à 22 millions en 2025, le pays mise sur cette campagne pour bâtir une administration numérique fiable et résistante aux menaces modernes.










































