Au Niger, les autorités en place depuis le coup d’État militaire du 26 juillet 2023 ont décrété une réduction du prix des carburants à la pompe, effective à partir du 23 juillet 2024. L’économiste nigérien Ibrahim Adamou Louché souligne l’importance symbolique de cette décision à l’approche de l’anniversaire de la prise de pouvoir, visant à démontrer que les dirigeants agissent en faveur de la population.
Cela fera un an, le 26 juillet 2024, que les militaires ont renversé le président Mohamed Bazoum. À quelques jours de cette date, le gouvernement a annoncé cette baisse significative du prix des carburants. Il y a deux ans, une hausse du prix du gasoil avait provoqué une vive contestation, ce qui rend cette mesure particulièrement attendue.
« Ça peut contribuer à détendre un peu l’atmosphère »
Selon Ibrahim Adamou Louché, cette décision est attendue depuis longtemps et revêt une importance symbolique dans le contexte actuel. « Aujourd’hui, compte tenu du contexte inflationniste, cela peut apparaître comme une bonne nouvelle et contribuer à apaiser un peu l’atmosphère, étant donné le coût de la vie qui n’a cessé d’augmenter ces derniers mois », explique-t-il.
Il espère que cette baisse aura des répercussions positives sur d’autres aspects de la vie quotidienne, surtout pour un pays comme le Niger, producteur de pétrole depuis 2011. De nombreux Nigériens trouvent le carburant inaccessible en raison de son prix élevé. En réduisant ce tarif, le CNSP (Conseil national pour la sauvegarde de la patrie) répond à une demande pressante de la population.
Le CNSP multiplie les actions pour renforcer sa légitimité, en s’attaquant à divers symboles et en prenant des mesures concrètes comme celle-ci. À la veille de l’anniversaire de leur prise de pouvoir, cette baisse des prix est une manière de montrer qu’ils agissent pour le bien de la population.







