BICICI : le bénéfice net progresse de 22,7 % au premier semestre 2026
La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de la Côte d’Ivoire (BICICI) a renforcé ses performances financières au premier semestre 2026. Selon son rapport d’activité, le résultat net de l’établissement s’est établi à 19,948 milliards de FCFA au 30 juin 2026, contre 16,253 milliards de FCFA à la même période de 2025, soit une progression de 22,7 %.
Cette évolution s’accompagne d’une hausse des dépôts de la clientèle, des crédits nets et du produit net bancaire (PNB), tandis que les frais de gestion ont diminué. La forte progression du résultat brut d’exploitation a également contribué à la performance semestrielle.
Le produit net bancaire progresse de 15 %
Au premier semestre 2026, le produit net bancaire de la BICICI a atteint 42,637 milliards de FCFA, contre 37,146 milliards de FCFA un an auparavant, soit une augmentation de 15 %.
D’après la direction de la banque, cette progression repose principalement sur l’amélioration de la marge d’intermédiation, en hausse de 18 %, et des commissions nettes, qui ont progressé de 17 %.
Ces évolutions traduisent une augmentation des revenus générés par les activités bancaires au cours de la période sous revue.
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Les dépôts dépassent 1 000 milliards de FCFA
Les dépôts de la clientèle ont atteint 1 007,993 milliards de FCFA au 30 juin 2026, contre 947,270 milliards de FCFA à fin juin 2025. Ils affichent ainsi une progression de 6,4 % sur un an.
Les crédits nets à la clientèle ont, pour leur part, augmenté de 4,1 %, passant de 513 milliards de FCFA au premier semestre 2025 à 533,422 milliards de FCFA un an plus tard.
La progression simultanée des dépôts et des crédits témoigne de l’évolution de l’activité commerciale de la banque. Les dépôts ont toutefois progressé plus rapidement que les crédits nets sur la période considérée.
Les frais de gestion reculent, le résultat brut d’exploitation augmente
La maîtrise des charges constitue un autre élément marquant des résultats semestriels. Les frais de gestion ont diminué de 2,2 % par rapport au premier semestre 2025.
Dans le même temps, le résultat brut d’exploitation a progressé de 33,2 %, pour atteindre 23,705 milliards de FCFA, contre 17,791 milliards de FCFA un an auparavant.
Cette hausse, supérieure à celle du produit net bancaire, s’inscrit dans un contexte de progression des revenus et de recul des frais de gestion.
Le résultat courant avant impôts a également augmenté de 23,4 %, passant de 17,673 milliards de FCFA au premier semestre 2025 à 21,810 milliards de FCFA au premier semestre 2026.
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Le coût du risque appelle à la vigilance
Malgré l’amélioration des principaux indicateurs de rentabilité, le coût du risque constitue un point d’attention. Selon le rapport d’activité, il est passé de -123 millions de FCFA au 30 juin 2025 à +1,778 milliard de FCFA au premier semestre 2026.
Cette évolution marque un changement significatif de cet indicateur. Toutefois, la source ne précise pas les facteurs à l’origine de cette variation ni les catégories de risques concernées. Il convient donc de rester prudent avant d’en tirer des conclusions sur la qualité du portefeuille de crédits de la banque.
La BICICI vise la consolidation de ses performances au second semestre
Pour la seconde moitié de l’année, les responsables de la BICICI affichent leur volonté de prolonger la dynamique observée au premier semestre.
« Au second semestre 2026, la BICICI poursuivra la dynamique de croissance engagée au premier semestre et consolidera ses niveaux de performance et de rentabilité, tout en veillant à la maîtrise des principaux facteurs de risque », indiquent-ils dans leurs perspectives.
La concrétisation de cet objectif dépendra notamment de la capacité de l’établissement à maintenir la progression de ses revenus, à maîtriser ses charges et à surveiller l’évolution de ses risques.
Avec un résultat net en hausse de 22,7 % et un résultat brut d’exploitation en progression de 33,2 %, la BICICI aborde ainsi le second semestre sur la base d’indicateurs financiers en amélioration, tout en restant confrontée à la nécessité de maîtriser le coût du risque.







