Bénin : le modèle industriel de la GDIZ attire le Mozambique
Le modèle d’industrialisation développé par le Bénin continue de susciter l’intérêt sur le continent africain. En visite officielle à Cotonou, le ministre mozambicain des Transports et de la Logistique, Jorge Matlombe, s’est rendu le mercredi 5 août 2026 à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) afin de découvrir l’expérience béninoise en matière de transformation locale, d’infrastructures industrielles et de développement logistique.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de partage d’expériences entre pays africains, alors que plusieurs États cherchent à renforcer leur capacité à transformer localement leurs matières premières et à développer des chaînes de valeur industrielles.
La GDIZ au cœur de la visite mozambicaine
Après une présentation institutionnelle de la Zone industrielle de Glo-Djigbé, la délégation mozambicaine a effectué une immersion dans plusieurs unités industrielles implantées sur la plateforme.
Le Centre de confection de vêtements a notamment permis aux visiteurs de découvrir les capacités de production textile développées au sein de la zone, avec une orientation à la fois vers le marché béninois et vers les marchés internationaux.
La délégation s’est ensuite rendue à Benin Textile, où elle a pu observer les différentes étapes de transformation du coton. La chaîne présentée comprend notamment la filature, le tissage, la teinture et la finition des tissus.
Cette intégration des différentes étapes de production constitue l’un des axes majeurs du modèle industriel développé à la GDIZ : transformer davantage les ressources locales avant leur commercialisation afin d’accroître leur valeur ajoutée.
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Des matières premières locales transformées sur place
La visite s’est également poursuivie à African Ceramic Solution (ACS), spécialisée dans la fabrication de carreaux céramiques.
L’unité utilise notamment des ressources minérales locales telles que le kaolin, l’argile et le granite. Pour la délégation mozambicaine, cette étape a permis d’illustrer concrètement les possibilités offertes par la transformation industrielle des ressources disponibles localement.
Au-delà de la production destinée au marché béninois, ce type d’activité ouvre également des perspectives sur les marchés régionaux, en renforçant la capacité du pays à exporter des produits transformés plutôt que des matières premières.
L’enjeu logistique au centre des échanges
La mission mozambicaine ne s’est pas limitée aux unités de production. Les échanges ont également porté sur les infrastructures logistiques qui accompagnent les activités industrielles de la GDIZ.
La disponibilité d’infrastructures adaptées constitue en effet un élément déterminant pour connecter les unités de production aux marchés, faciliter l’acheminement des intrants et soutenir les exportations.
Les discussions ont ainsi permis d’explorer les possibilités de coopération et de partage d’expériences entre le Bénin et le Mozambique, notamment autour de l’industrialisation et de la logistique.
La GDIZ, un modèle fondé sur la transformation locale
Développée dans le cadre d’un partenariat public-privé entre la République du Bénin et ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), la GDIZ s’inscrit dans la stratégie béninoise visant à accélérer la transformation locale des matières premières.
La plateforme mise notamment sur le développement d’activités industrielles intégrées, la création d’emplois et l’augmentation de la valeur ajoutée générée localement.
L’intérêt manifesté par le Mozambique illustre ainsi la volonté croissante de plusieurs pays africains de s’inspirer d’expériences régionales pour développer leurs propres capacités industrielles.
Un modèle africain qui gagne en visibilité
À travers cette visite, la GDIZ apparaît comme un espace d’échanges d’expériences sur les enjeux d’industrialisation, de transformation locale et de logistique.
Pour le Bénin, l’intérêt manifesté par une délégation ministérielle mozambicaine constitue également un signal de la visibilité croissante de son modèle industriel sur le continent. Pour le Mozambique, cette immersion offre l’occasion d’observer un dispositif intégrant production, transformation et infrastructures logistiques au sein d’une même plateforme.







