La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) vient de franchir un tournant historique. L’agence S&P Global Ratings a rehaussé sa note de crédit à long terme de AA à AA+, avec une perspective stable. Une avancée stratégique majeure qui confirme la solidité financière, la bonne gouvernance et le rayonnement croissant de l’institution sur la scène du financement du développement en Afrique.
Cette distinction rapproche la BADEA du cercle très restreint des institutions notées AAA, au sommet de la hiérarchie financière mondiale. Pour le président du conseil d’administration, S.E. Dr Fahad Aldossari, il s’agit d’un moment de grande fierté : « Cette note AA+ confirme la pertinence de notre vision à long terme et reflète la confiance renouvelée des marchés dans notre modèle de gouvernance. »
La BADEA, bras financier de la coopération arabo-africaine, voit ainsi ses efforts stratégiques et opérationnels couronnés. Cette revalorisation n’est pas seulement technique : elle symbolise la transformation en profondeur de l’institution.
Selon le président désigné S.E. M. Abdullah AlMusaibeeh et le président sortant Dr Sidi Ould Tah, cette note est le fruit d’un travail rigoureux et d’une ambition assumée : « Cette évaluation reflète la solidité exceptionnelle de notre institution et notre capacité à accompagner durablement les objectifs de développement de l’Afrique. »
Avec un plan stratégique de 18,4 milliards de dollars sur cinq ans, la BADEA s’engage dans une nouvelle ère de financement pour le continent africain. L’objectif est clair : renforcer sa présence sur les marchés internationaux tout en consolidant son rôle d’appui aux pays membres africains.
Dans son rapport, S&P souligne plusieurs forces majeures qui justifient cette note AA+ :
Une gouvernance efficace et transparente, saluée pour sa rigueur.
Un rôle contracyclique accru, avec des engagements massifs dans des périodes de crise.
Des décaissements records : 2,78 milliards USD en trois ans.
Une exposition maîtrisée malgré les risques souverains en Afrique.
Un ratio de capital ajusté au risque parmi les plus élevés des institutions multilatérales de financement.
Ces performances traduisent une capacité d’action accrue, sans compromettre la stabilité financière de l’institution.
Cette montée en grade s’inscrit dans une stratégie globale de développement durable, axée sur le renforcement des capacités opérationnelles, la proximité avec les États africains bénéficiaires et la mobilisation de capitaux arabes à grande échelle.
La BADEA joue un rôle central au sein du Groupe de coordination arabe, qui s’est fixé pour objectif de mobiliser 50 milliards USD d’ici 2030 pour financer des projets d’infrastructures, d’éducation, de santé et de transition énergétique en Afrique.







