La Côte d’Ivoire vient de mobiliser 76,99 milliards FCFA sur le marché régional de la dette publique de l’UEMOA, affichant une stratégie volontairement sélective. Alors que l’offre globale des investisseurs s’élevait à 129,8 milliards FCFA, le Trésor ivoirien a choisi de ne retenir que 59,3 % des montants soumis, privilégiant une gestion prudente de son endettement.
Initialement, le pays visait 70 milliards FCFA via une émission mixte de bons (BAT) et obligations assimilables du Trésor (OAT). Le taux de couverture global a atteint 185,48 %, confirmant un intérêt marqué pour la signature ivoirienne, mais les autorités ont opté pour une absorption sélective, concentrée sur les maturités longues.
Les BAT à un an, très sollicités (88,44 milliards FCFA), n’ont été retenus qu’à hauteur de 35,6 milliards FCFA, soit 40,26 % du total proposé. En revanche, les OAT à 3, 5 et 7 ans ont été intégralement souscrites, illustrant la volonté du Trésor de renforcer la maturité moyenne de sa dette. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique de gestion budgétaire soutenable.
Les taux moyens pondérés proposés varient de 7,06 % pour le BAT, à 7,60 % pour l’OAT à 3 ans, 7,14 % pour celle à 5 ans et 7,50 % pour l’OAT à 7 ans. Ces rendements restent contenus, reflétant à la fois la confiance des investisseurs et la solidité financière de la première économie de l’UEMOA.
Quatorze soumissionnaires ont participé à cette opération, principalement des acteurs locaux, confirmant la profondeur du marché régional pour les émissions ivoiriennes. En tant qu’émetteur régulier, la Côte d’Ivoire continue de jouer un rôle moteur dans l’animation du compartiment obligataire de l’Union, tout en veillant à un équilibre entre coût et maturité de la dette.










































