La BAD mise sur des financements durables pour les eaux transfrontalières
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) participe à la 11ᵉ Conférence internationale sur les eaux du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), organisée du 17 au 22 octobre 2026 à Bali, en Indonésie. À cette occasion, l’institution met en avant son expertise en matière de financement du développement durable et contribue aux discussions sur la préservation des eaux transfrontalières et des écosystèmes partagés, marins comme d’eau douce.
Placée sous le thème « Eaux partagées, solutions transformatrices : favoriser le changement systémique », la conférence constitue un cadre d’échanges entre institutions financières et partenaires du développement sur les moyens de pérenniser le financement des projets liés aux ressources en eau.
La BAD explore des mécanismes de financement au-delà des dons
Le financement durable figure parmi les priorités de la participation de la BAD. Le 17 octobre, elle a coorganisé un atelier préconférence intitulé « Des dons du FEM aux investissements durables : financer l’avenir des eaux transfrontalières et des écosystèmes partagés ».
Cette rencontre a été organisée avec le réseau GEF IW, la Banque asiatique de développement, la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes, la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale.
Les discussions ont porté sur les moyens de réduire la dépendance des projets du FEM consacrés aux eaux internationales aux financements sous forme de dons. L’objectif est de favoriser le recours à des investissements publics et privés durables, notamment grâce aux financements mixtes et aux ressources mobilisées par les banques multilatérales de développement.
Cette approche vise à élargir les sources de financement disponibles et à renforcer la continuité des initiatives environnementales au-delà des périodes initiales de soutien.
Pêche et aquaculture : améliorer l’accès aux investissements
Au cours de l’atelier, le Groupe de la BAD a animé des séances pratiques consacrées au financement de la transition vers une pêche et une aquaculture durables.
Les participants ont travaillé sur plusieurs enjeux : les obstacles à la bancabilité des projets, l’identification de mécanismes de financement adaptés et la préparation de propositions destinées aux investisseurs. Ils ont également élaboré des notes d’information à l’intention des ministères des Finances.
L’enjeu est de mieux structurer les projets afin de faciliter leur financement et de mobiliser les capitaux nécessaires à la transition vers des activités halieutiques et aquacoles plus durables.
Gouvernance marine : pérenniser les programmes d’action stratégique
La BAD a également pris part à une session consacrée à la nouvelle génération d’analyses diagnostiques transfrontalières et de programmes d’action stratégique, désignés par le sigle TDA/SAP.
Les échanges ont notamment porté sur l’intégration durable des programmes d’action stratégique dans les structures de gouvernance, ainsi que sur les mécanismes financiers susceptibles de soutenir leur mise en œuvre après la clôture des projets.
La session a également formulé des recommandations destinées à orienter les futures approches TDA/SAP et le neuvième cycle de reconstitution des ressources du Fonds pour l’environnement mondial, appelé FEM-9.
Cette réflexion souligne l’importance de ne pas limiter les interventions environnementales à la durée des projets, mais de prévoir des dispositifs institutionnels et financiers capables d’en prolonger les effets.
L’économie bleue africaine au cœur des échanges
La participation de la BAD à l’IWC11 lui offre une occasion de présenter ses interventions dans le domaine des eaux internationales et de l’économie bleue en Afrique. Elle lui permet également de dialoguer avec le FEM et d’autres partenaires afin d’examiner de nouvelles possibilités de coopération.
L’institution entend notamment discuter de projets conjoints et consolider les partenariats susceptibles de soutenir de futures opérations dans ce secteur.
Au-delà des échanges techniques, cette présence met en évidence un enjeu central pour le financement du développement durable : trouver des mécanismes permettant de mobiliser des capitaux sur le long terme, tout en assurant la continuité des programmes de protection des ressources en eau et des écosystèmes partagés.







