Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Mohamed Boukhari, a exhorté les opérateurs économiques algériens à intensifier leur présence sur le marché africain et à profiter pleinement des avantages offerts par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette initiative vise à renforcer le commerce intracontinental, une opportunité stratégique pour l’économie algérienne.
Lors d’une journée d’information organisée au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) sur les opportunités d’exportation vers l’Afrique, le ministre a souligné les bénéfices potentiels de la Zlecaf, notamment la réduction progressive des droits de douane. D’ici 2030, 97 % de ces droits devraient être supprimés, offrant ainsi un cadre favorable au développement des échanges commerciaux.
Mohamed Boukhari a rappelé que l’Algérie, consciente de son rôle stratégique sur le continent, a été un acteur majeur des négociations ayant conduit à la création de la Zlecaf. L’accord fondateur a été signé en 2018 à Kigali, au Rwanda, et ratifié en 2021 par le président Abdelmadjid Tebboune.
Grâce à sa situation géographique privilégiée, l’Algérie se positionne comme une porte d’entrée naturelle vers l’Afrique. Cette position géostratégique est renforcée par les politiques économiques mises en place pour faciliter les échanges commerciaux.
La journée d’information a rassemblé des représentants des douanes, des ministères, des organisations patronales, ainsi que des opérateurs économiques de divers secteurs. Ces échanges ont permis de mettre en lumière les opportunités offertes par la Zlecaf et les stratégies à adopter pour maximiser les avantages de cet accord commercial historique.
L’objectif principal de la Zlecaf est de créer un vaste marché où biens et services circulent librement entre les États membres de l’Union africaine, dynamisant ainsi le commerce intra-africain. Pour l’Algérie, l’intégration complète dans cette dynamique pourrait représenter une avancée significative dans sa stratégie d’exportation et son développement économique durable.
Le ministre a conclu en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les opérateurs économiques dans leur conquête du marché africain, soulignant que cette approche constitue une pierre angulaire de la politique économique nationale.








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