La Banque centrale sud-africaine (South African Reserve Bank – SARB) a décidé de maintenir inchangé son principal taux directeur à 6,75 %, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire tenue le jeudi 29 janvier. L’institution monétaire privilégie la prudence, estimant nécessaire de voir les anticipations d’inflation reculer davantage, dans un contexte de risques persistants sur les prix.
Lors de la conférence de presse, le gouverneur Lesetja Kganyago a précisé que quatre des six membres du Comité de politique monétaire ont voté en faveur du statu quo, tandis que deux membres plaidaient pour une baisse de 25 points de base.
« Nous prévoyons que les anticipations d’inflation continueront de baisser à mesure que les Sud-Africains connaîtront une inflation toujours plus faible », a déclaré le gouverneur.
En décembre 2025, le taux d’inflation a légèrement progressé pour atteindre 3,6 %, un niveau supérieur à la cible centrale de 3 %, mais toujours contenu dans la bande de tolérance de ±1 point de pourcentage fixée par la SARB.
Malgré cette évolution relativement favorable, la banque centrale reste attentive aux pressions inflationnistes potentielles, notamment celles liées aux tarifs de l’électricité. Le régulateur du secteur énergétique a récemment reconnu des erreurs de calcul antérieures, ouvrant la voie à des hausses tarifaires plus importantes que prévu, susceptibles d’affecter les perspectives d’inflation à moyen terme.
Dans ce contexte, la SARB a révisé légèrement à la hausse ses prévisions d’inflation, tablant désormais sur une inflation moyenne de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. En revanche, les prévisions de croissance économique demeurent inchangées, à 1,4 % pour 2026 et 1,9 % pour 2027, reflétant une reprise encore fragile de l’économie sud-africaine.
La décision de maintenir le taux directeur en Afrique du Sud illustre ainsi l’approche prudente de la banque centrale, qui cherche à préserver la stabilité des prix tout en surveillant les risques structurels pesant sur l’économie.







