Les automobilistes sud-africains feront face à une nouvelle hausse des prix de l’énergie à partir de ce mercredi 2 septembre 2026. Le ministère des Ressources minérales et pétrolières a annoncé une augmentation des tarifs de l’essence, du diesel, du pétrole lampant et du gaz de pétrole liquéfié (GPL), dans un contexte marqué par la progression des cours internationaux du pétrole.
Les deux catégories d’essence enregistreront une hausse uniforme de 1,34 rand par litre, soit environ 0,08 dollar. La progression sera encore plus importante pour le diesel, dont le prix augmentera de 2,93 rands par litre pour le produit à 0,05 % de soufre et de 3,14 rands pour celui à 0,005 % de soufre.
Le diesel particulièrement touché
Les autres produits énergétiques subiront également une augmentation. Le prix de gros du pétrole lampant progressera de 2,13 rands par litre, tandis que son prix national maximal au détail augmentera de 2,84 rands.
Le GPL connaîtra pour sa part une hausse de 69 cents à l’échelle nationale et de 79 cents dans la province du Cap-Occidental.
Cette évolution intervient alors que les prix internationaux du pétrole exercent une pression croissante sur les coûts d’approvisionnement du pays. Le ministère sud-africain attribue principalement cette nouvelle hausse à l’augmentation des cours du brut, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement liées au conflit russo-ukrainien et à l’élévation des coûts du transport maritime.
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Le pétrole renchérit la facture énergétique
Le prix moyen du Brent s’est établi à 87,88 dollars le baril en août, contre 82,37 dollars en juillet. Cette progression intervient dans un environnement géopolitique tendu, marqué notamment par les incertitudes autour du détroit d’Ormuz et des relations entre les États-Unis et l’Iran.
Pour l’économie sud-africaine, l’enjeu dépasse toutefois le seul coût du plein d’essence. Une augmentation importante du diesel et des autres produits énergétiques peut rapidement se répercuter sur les coûts de transport, de production et de distribution.
Une pression supplémentaire sur les ménages et les entreprises
La hausse annoncée risque ainsi d’alourdir les dépenses des ménages, mais aussi les charges des entreprises fortement dépendantes du transport routier et de la logistique.
Elle pourrait également exercer une pression supplémentaire sur les prix des biens et services, le coût de l’énergie et du transport constituant des composantes importantes de la chaîne de formation des prix.
Cette nouvelle hausse intervient donc dans un contexte où les entreprises et les consommateurs sud-africains restent exposés aux fluctuations des marchés internationaux de l’énergie. Son impact sur l’inflation et sur le pouvoir d’achat dépendra notamment de l’évolution des cours du pétrole dans les prochaines semaines.







