Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) visent à renforcer leurs relations commerciales avec le Togo en préparant un accord d’interconnexion des systèmes douaniers. Le Togo a été invité à participer à la réunion des Directeurs généraux des douanes des États membres de l’AES, tenue le 23 juillet dernier à Niamey, au Niger.
Lors de cette réunion, des décisions clés ont été prises pour sécuriser le transit entre les États membres, selon plusieurs médias des pays du Sahel. Les directeurs généraux des douanes ont convenu d’établir une interconnexion entre leurs systèmes douaniers, incluant le Togo, un pays côtier essentiel pour le commerce régional. Ils ont ainsi « instruit leurs équipes techniques de tout mettre en œuvre pour faire de l’AES, un espace douanier interconnecté ».
Adama Ilboudo, Directeur Général des Douanes du Burkina Faso, a déclaré que la mise en œuvre de ces mesures contribuera à une gestion informatisée du transit au sein de la confédération et facilitera les échanges commerciaux transfrontaliers.
Voir aussi : Impact de la Scission entre l’AES et la CEDEAO sur l’Économie Régionale
Du côté togolais, Philippe Kokou Tchodie, Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette initiative. Il a rappelé que le port de Lomé a toujours été le port d’accès naturel pour les pays de l’hinterland. Le numéro un de l’institution togolaise chargée de collecter les ressources fiscales et douanières a encouragé les autorités douanières des pays membres à accélérer et à renforcer le processus d’interconnexion, afin que toutes les parties prenantes puissent maximiser les bénéfices de cette initiative.
Ce projet d’interconnexion des systèmes douaniers intervient dans un contexte économique délicat pour la région, marqué par des sanctions économiques de la CEDEAO à l’encontre des pays du Sahel où les militaires ont pris le pouvoir. Depuis la mise en place de ces sanctions, accompagnées de la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, le Togo a intensifié ses démarches pour renforcer ses relations commerciales avec ses voisins.
L’interconnexion douanière permettra non seulement de sécuriser les échanges commerciaux, mais aussi de réduire les délais de transit et d’améliorer la transparence des transactions douanières. Cette initiative pourrait ainsi représenter un véritable tournant pour le développement économique de la région.
En conclusion, l’engagement de l’AES et du Togo dans ce projet d’interconnexion douanière reflète une volonté commune de renforcer les infrastructures commerciales et de stimuler les échanges économiques dans une région confrontée à de nombreux défis.







