Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a effectué le lundi 12 octobre 2026 le voyage inaugural du train de voyageurs de la Compagnie du Transguinéen (CTG), sur un parcours de 148 kilomètres entre le port de Morébaya et Kassa, dans la préfecture de Mamou. Cette étape marque une avancée dans le développement des infrastructures ferroviaires liées au projet minier de Simandou.
À bord de la locomotive KOMA, qui tractait quatre wagons de voyageurs, le Chef de l’État était accompagné de membres du gouvernement, de responsables de la présidence, de représentants du Comité stratégique de Simandou, de diplomates et d’autorités locales, selon la présidence guinéenne.
Un parcours inaugural de 148 kilomètres
Après plus d’une heure de trajet, la délégation présidentielle est arrivée à Kassa, où Mamadi Doumbouya a visité la plateforme ferroviaire. Le voyage de retour vers Morébaya a ensuite été effectué à bord de la locomotive SANFINA.
Cette circulation inaugurale constitue une étape dans le développement du réseau ferroviaire associé au programme Simandou 2040. Le corridor doit relier le port de Morébaya aux zones minières de Simandou, avec des perspectives de transport de marchandises et de voyageurs.
Un réseau ferroviaire comprenant 205 ponts et quatre tunnels
Selon les données communiquées par la présidence guinéenne, la ligne principale comprend 205 ponts et quatre tunnels, ainsi que plusieurs ouvrages destinés à assurer la continuité du tracé.
Parmi les infrastructures majeures figure le viaduc de Colomo II, long de 2 115,94 mètres. Le réseau comprend également un tunnel de 11,6 kilomètres, présenté par les autorités comme le plus long tunnel ferroviaire d’Afrique de l’Ouest.
Les autres ouvrages recensés comprennent :
- 1 170 dalots ;
- 26 passages à faune ;
- 29 passages supérieurs ;
- 42 ponts-cadres.
L’embranchement secondaire compte notamment cinq ponts et un tunnel de 926 mètres.
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Simandou 2040 : au-delà du transport minier
Le développement du Transguinéen s’inscrit dans les ambitions du programme Simandou 2040, qui vise à renforcer les capacités logistiques de la Guinée et à soutenir sa transformation économique.
Si le transport du minerai constitue un enjeu central du corridor, les autorités guinéennes ambitionnent également d’utiliser cette infrastructure pour soutenir le commerce, l’agriculture et le transport intérieur.
Le réseau pourrait ainsi faciliter les échanges entre les territoires et élargir les possibilités de déplacement des populations, en fonction des modalités d’exploitation qui seront retenues.
Une mise en service commerciale encore à préciser
L’ouverture de la ligne au public devrait se faire progressivement, avec l’aménagement de gares modernes le long du tracé. Toutefois, le communiqué officiel ne précise pas le calendrier de mise en service commerciale, les tarifs des billets ni les modalités définitives d’exploitation du train de voyageurs.
Le voyage inaugural du 12 octobre constitue donc une étape symbolique pour le Transguinéen. Les retombées économiques et sociales du projet dépendront notamment de la mise en exploitation effective du réseau et de sa capacité à répondre aux besoins des entreprises et des populations.
À terme, l’enjeu pour la Guinée sera de faire de cette infrastructure ferroviaire un outil de transport et de développement économique qui dépasse le seul cadre de l’exploitation minière.







