Malgré les fortes pressions exercées sur les finances publiques par la situation sécuritaire dans l’Est du pays et un environnement économique difficile, la République démocratique du Congo (RDC) est parvenue à renforcer la mobilisation de ses recettes intérieures en 2025.
Selon les données présentées par le ministère des Finances le mercredi 26 août 2026, les recettes intérieures ont atteint 29 000 milliards de francs congolais (CDF) en 2025, soit environ 12,63 milliards de dollars. Elles s’élevaient à 27 000 milliards de CDF en 2024, ce qui représente une progression d’environ 7,4 %.
Les recettes budgétaires également en hausse
Cette évolution intervient alors que les recettes du budget général ont également progressé. La Loi de finances rectificative pour 2025 les évalue à 45 749 milliards de CDF, contre un niveau inférieur en 2024, soit une hausse de 12,15 % sur un an.
Cette amélioration de la mobilisation des ressources intervient dans un contexte particulièrement contraint pour les finances publiques congolaises.
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Le gouvernement doit notamment composer avec les dépenses liées à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, tandis que l’épidémie d’Ebola et les répercussions des tensions internationales continuent de peser sur l’activité économique et les équilibres budgétaires.
Les réformes fiscales soutiennent la mobilisation
Pour les autorités congolaises, l’amélioration des recettes s’explique notamment par les réformes engagées ces dernières années afin de renforcer l’efficacité de l’administration fiscale et douanière.
Parmi les principales mesures figurent l’interconnexion des régies financières, la généralisation de la facture normalisée, la télédéclaration de la TVA et la modernisation de la douane.
Ces différentes réformes visent à améliorer la traçabilité des opérations économiques, à réduire les possibilités de fraude et à élargir progressivement l’assiette fiscale.
Elles ont notamment bénéficié de l’appui du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) conclu en 2021, d’un montant de 1,52 milliard de dollars. Le renforcement de la mobilisation des recettes figure parmi les engagements suivis dans le cadre de ce programme.
Kinshasa vise une nouvelle progression en 2026
La dynamique devrait se poursuivre en 2026. Les autorités congolaises tablent sur une progression de 15,5 % des recettes intérieures, qui devraient atteindre environ 33 500 milliards de CDF, soit près de 14,6 milliards de dollars.
Cette hausse attendue doit permettre au gouvernement de disposer de ressources supplémentaires pour financer ses priorités, alors que les besoins restent importants, notamment dans les infrastructures, les services sociaux et la sécurité.
Le FMI anticipe toutefois un élargissement du déficit budgétaire intérieur. L’institution estime néanmoins que le renforcement de la mobilisation des recettes pourrait offrir davantage de marges pour les investissements publics.
La progression enregistrée en 2025 illustre ainsi les efforts de Kinshasa pour accroître ses ressources propres et réduire les contraintes pesant sur le financement de ses politiques publiques, dans un contexte marqué par d’importants besoins sécuritaires et économiques.







