Sénégal : le supercarburant passe à 990 FCFA, le gasoil à 755 FCFA
Le gouvernement sénégalais a annoncé, samedi 15 août 2026, une nouvelle hausse des prix des carburants, dans un contexte marqué par la flambée des cours internationaux du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient.
À compter de la nouvelle structure tarifaire, le litre de supercarburant est fixé à 990 FCFA, contre 920 FCFA auparavant, soit une hausse de 70 FCFA. Le gasoil passe à 755 FCFA, contre 680 FCFA, soit une augmentation de 75 FCFA.
Une forte hausse des cours internationaux
Pour justifier cette décision, le ministère de l’Énergie et du Pétrole souligne l’augmentation importante des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux.
Entre le 13 juillet et le 15 août 2026, les prix réels du gasoil et du supercarburant auraient progressé respectivement de 26,6 % et 12 % par rapport à la structure des prix du 18 juillet.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, leur progression atteindrait même 69 % pour le gasoil et 61 % pour le supercarburant, selon le gouvernement.
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Plus de 245 milliards FCFA de subventions depuis janvier
Cette pression sur les prix intervient alors que le Sénégal supporte déjà un coût élevé pour maintenir les prix à la pompe.
Selon le ministère, les subventions consacrées au seul secteur aval des hydrocarbures dépassent 245 milliards FCFA depuis le début de l’année.
Sans nouvel ajustement tarifaire, les subventions cumulées supportées par la chaîne d’approvisionnement auraient atteint environ 47,27 milliards FCFA entre le 15 août et le 12 septembre 2026.
La hausse décidée par Dakar vise ainsi à limiter le coût budgétaire de cette politique de soutien, alors que la remontée des cours internationaux accroît mécaniquement la facture énergétique du pays.
Une mesure à surveiller pour l’économie
Cette nouvelle structure des prix devrait toutefois avoir des répercussions au-delà du secteur pétrolier. Le carburant constitue en effet un intrant important pour le transport, la logistique et de nombreuses activités économiques.
L’enjeu pour les autorités sera donc de contenir l’impact de cette hausse sur les ménages et les entreprises, tout en limitant la pression exercée par les subventions sur les finances publiques.








Cette hausse va peser lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement prévoit-il des mesures de compensation à court terme ?