Le Fonds monétaire international pourrait prochainement accorder un nouveau financement au Burkina Faso dans le cadre de son programme d’appui économique et budgétaire. Un accord au niveau des services a été conclu entre les équipes du FMI et les autorités burkinabè à l’issue d’une mission conduite du 4 au 13 mai 2026 à Ouagadougou.
Cette avancée intervient dans un contexte où le pays fait face à des défis sécuritaires et humanitaires persistants, tout en poursuivant des réformes destinées à préserver la stabilité macroéconomique et à renforcer la résilience de l’économie.
Un accord trouvé après la cinquième revue du programme
Le représentant résident du FMI au Burkina Faso, William Gbohoui, a indiqué qu’un accord avait été trouvé dans le cadre de la cinquième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Les discussions ont également porté sur la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), un mécanisme mis en place par le FMI pour accompagner les pays dans leurs politiques liées au climat et à la résilience économique.
Au cours de la mission, les autorités burkinabè et les équipes du Fonds ont examiné les performances économiques récentes du pays ainsi que les orientations budgétaires et structurelles engagées par le gouvernement.
Un décaissement attendu de près de 105 millions de dollars
Selon les informations communiquées par le FMI, cet accord pourrait permettre au Burkina Faso de bénéficier d’un décaissement de 76,62 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 104,89 millions de dollars.
Le versement reste toutefois conditionné à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, attendue d’ici à la fin du mois de juin 2026.
Ce financement devrait contribuer à soutenir les équilibres macroéconomiques du pays, renforcer les capacités budgétaires de l’État et accompagner les réformes structurelles engagées dans plusieurs secteurs stratégiques.
Des réformes axées sur la résilience et la stabilité économique
À travers ce programme, les autorités burkinabè cherchent notamment à améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs et aux effets du changement climatique.
Le soutien du FMI vise également à consolider les finances publiques, préserver la stabilité économique et favoriser une croissance plus durable dans un environnement régional encore marqué par de fortes incertitudes.
Malgré les contraintes sécuritaires, le Burkina Faso poursuit ainsi sa coopération avec les partenaires techniques et financiers afin de maintenir le cap des réformes économiques et budgétaires.







