Le projet Bonne Gouvernance Financière (GFG), mis en œuvre par la coopération allemande GIZ au Togo, a officiellement pris fin après quatre années d’accompagnement des réformes des finances publiques. La cérémonie de clôture s’est tenue le 19 mai 2026 à Lomé en présence des autorités togolaises, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la coopération allemande.
Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 9,5 millions d’euros, soit plus de 6,2 milliards de FCFA, le projet a été exécuté entre juillet 2022 et juin 2026 dans le cadre du partenariat germano-togolais pour les réformes.
Un appui à la modernisation des finances publiques
Durant sa mise en œuvre, le programme GFG a accompagné l’État togolais dans plusieurs réformes stratégiques liées à la gouvernance financière et à la modernisation de l’administration publique.
Les interventions ont notamment porté sur :
- le renforcement du suivi des réformes publiques ;
- l’amélioration de la mobilisation des recettes fiscales ;
- la modernisation des mécanismes de contrôle des finances publiques ;
- l’introduction d’outils numériques de gestion et de suivi.
Selon les responsables du projet, plusieurs résultats majeurs ont été enregistrés au cours des quatre années d’exécution.
Des avancées dans le contrôle et la digitalisation
Parmi les principales réalisations figurent la mise en place d’outils numériques de suivi des réformes, le fonctionnement régulier du cadre de concertation des organes de contrôle ainsi que l’utilisation du référentiel national de contrôle financier.
Le projet a également permis la réalisation de la première analyse d’efficience économique conduite par la Cour des comptes togolaise.
Les capacités opérationnelles des institutions partenaires ont été renforcées grâce à des formations, des équipements techniques et des outils informatiques destinés à améliorer la performance des administrations publiques.
Le gouvernement togolais salue les résultats obtenus
Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, le secrétaire général du ministère, Stéphane Kpowbie Tchasso Akaya, a salué les acquis du projet.
Selon lui, les réformes des finances publiques constituent un levier stratégique pour renforcer la transparence budgétaire, améliorer la qualité des services publics et consolider la confiance des citoyens envers l’État.
Il a également souligné que le projet GFG a contribué à accélérer la digitalisation de l’administration et à promouvoir une culture de performance dans la gestion publique.
Une nouvelle phase de coopération annoncée
Le chef de la coopération allemande, Johannes Klotz, a insisté sur la nécessité de préserver les acquis du projet après sa clôture officielle prévue le 30 juin 2026.
Il a annoncé le lancement prochain d’un nouveau programme intitulé « Développement territorial intégré et bonne gouvernance », qui ciblera principalement les régions des Savanes et de la Kara.
Cette nouvelle phase de coopération mettra l’accent sur :
- le développement local durable ;
- la gouvernance financière des collectivités territoriales ;
- le renforcement de l’attractivité économique des territoires ;
- la résilience des communes face aux défis du développement.
Un impact salué par les institutions bénéficiaires
Lors de l’atelier de clôture, plusieurs institutions bénéficiaires, notamment l’Office togolais des recettes (OTR), l’Inspection générale des finances, la Cour des comptes et la Direction nationale du contrôle financier, ont salué les impacts positifs du projet sur leurs capacités opérationnelles.
À travers le projet GFG, le Togo a ainsi renforcé ses outils de gestion des finances publiques et poursuivi sa transition vers une administration plus moderne, digitalisée et orientée vers la performance.







