Sénégal : les recettes budgétaires atteignent 1 558 milliards FCFA après quatre mois
Le Sénégal a mobilisé 1 558 milliards FCFA de recettes budgétaires après quatre mois d’exécution du budget 2026, selon les chiffres présentés par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, lors de son audition à l’Assemblée nationale.
Ce niveau de mobilisation représente 26,2 % des prévisions annuelles, fixées à 5 932 milliards FCFA dans la Loi de finances 2026.
Un budget 2026 marqué par un déficit de 5,37 % du PIB
La Loi de finances 2026 du Sénégal prévoit :
- 5 932 milliards FCFA de recettes budgétaires ;
- 7 177 milliards FCFA de dépenses ;
- un déficit budgétaire de 1 245 milliards FCFA.
Ce déficit correspond à 5,37 % du produit intérieur brut (PIB).
Ces objectifs traduisent la volonté des autorités sénégalaises de maintenir un niveau élevé d’investissements publics tout en poursuivant l’assainissement progressif des finances publiques.
Fin mars, les recettes représentaient 19,2 % de l’objectif annuel
À fin mars 2026, les recettes du budget général s’établissaient déjà à 1 139,5 milliards FCFA, soit 19,2 % de l’objectif annuel.
Dans le même temps :
- les dépenses atteignaient 1 482,7 milliards FCFA, soit 20,7 % des prévisions annuelles ;
- le déficit budgétaire ressortait à 343,2 milliards FCFA.
Ce déficit équivaut à 1,5 % du PIB à la fin du premier trimestre.
Un décaissement anticipé pour soutenir le secteur énergétique
Le ministère des Finances indique également avoir procédé à un décaissement anticipé de 165,5 milliards FCFA en faveur du secteur énergétique.
Ces ressources ont principalement servi à sécuriser l’approvisionnement en combustible de la SENELEC, dans un contexte de hausse des coûts pétroliers alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Cette mesure vise à limiter les risques de perturbation énergétique et à préserver la continuité de l’approvisionnement électrique.
Une gestion budgétaire sous pression
Le ministère évoque une gestion « prudente et rigoureuse » des finances publiques, dans un environnement marqué par :
- la volatilité des prix des hydrocarbures ;
- les tensions sur les équilibres budgétaires ;
- les incertitudes économiques internationales.
Les prochains mois seront déterminants pour mesurer la capacité du Sénégal à maintenir le rythme de mobilisation des recettes tout en maîtrisant ses dépenses et son déficit budgétaire.







