Lomé accueille Biashara Afrika 2026 autour de la transformation économique africaine
Les travaux de la troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika 2026 se tiennent à Lomé du 18 au 20 mai 2026 sous le thème : « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».
Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé à l’ouverture officielle de cette rencontre continentale coorganisée par le gouvernement togolais et l’Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Plus de 1 000 participants mobilisés à Lomé
L’événement a rassemblé plus d’un millier de participants, parmi lesquels plusieurs personnalités africaines de premier plan, notamment l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, champion de la ZLECAf.
Étaient également présents des responsables institutionnels, des représentants d’institutions financières, des PME, des investisseurs ainsi que de jeunes entrepreneurs venus de plusieurs pays africains.
Faure Gnassingbé s’est félicité de cette forte mobilisation, qu’il considère comme un signal fort de l’engagement collectif en faveur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Transformer les ambitions politiques en réalités économiques
Dans son allocution, le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de traduire les ambitions politiques africaines en résultats économiques tangibles.
Selon lui, la réussite du continent dépend désormais de sa capacité à développer des infrastructures régionales performantes et des chaînes de valeur intégrées.
« La première étape de la réussite de l’Afrique dépendra désormais de notre capacité proactive à transformer une ambition politique en réalité économique concrète », a-t-il déclaré.
Il a également évoqué les obstacles persistants à l’intégration régionale, notamment les barrières monétaires et frontalières.
La ZLECAf, un outil de souveraineté économique
Pour Faure Essozimna Gnassingbé, l’intégration africaine n’est plus une simple option politique, mais un impératif stratégique face aux mutations économiques et géopolitiques mondiales.
Il a présenté la ZLECAf comme un véritable instrument de souveraineté économique permettant :
- de produire davantage localement ;
- de sécuriser les approvisionnements stratégiques ;
- de renforcer les capacités industrielles africaines ;
- d’accroître le pouvoir de négociation du continent dans l’économie mondiale.
Le chef du gouvernement togolais a par ailleurs instruit le ministre de la Sécurité de prendre des mesures urgentes afin que les opérateurs économiques ressentent concrètement les bénéfices de la politique d’intégration du pays.
Lire aussi : Afrique : la ZLECAf progresse avec 49 États ratificateurs
Accélérer la transformation économique du continent
Le Président du Conseil a plaidé pour une accélération de la transformation structurelle des économies africaines.
Il a rappelé que l’Afrique continue majoritairement d’exporter des matières premières brutes tout en important des produits manufacturés à forte valeur ajoutée.
Face à ce constat, il a appelé à :
- développer des chaînes de valeur régionales ;
- soutenir l’industrialisation ;
- favoriser l’émergence de champions économiques africains capables d’opérer à l’échelle continentale.
Une intégration au service des jeunes et des femmes
Faure Gnassingbé a également insisté sur la nécessité d’une intégration économique inclusive bénéficiant concrètement aux jeunes, aux femmes et aux filles africaines.
Selon lui, l’emploi des jeunes constitue un enjeu central pour la stabilité économique, sociale et politique du continent.
« La population africaine est la plus jeune du monde. Cette jeunesse constitue notre force la plus importante. »
Il a souligné que la ZLECAf doit devenir un véritable projet de mobilité économique pour les nouvelles générations africaines, et non un mécanisme réservé aux grandes entreprises.
Le Togo réaffirme son ambition continentale
En conclusion, Faure Essozimna Gnassingbé a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de l’intégration africaine.
Le pays mise notamment sur :
- sa position géographique stratégique ;
- ses infrastructures logistiques ;
- son rôle de corridor régional ;
- sa diplomatie active en faveur de l’intégration continentale.
Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a pour sa part appelé les pays africains à bâtir des chaînes de valeur régionales pour exploiter pleinement le potentiel du marché unique africain de plus de 1,4 milliard d’habitants.
À travers cette troisième édition de Biashara Afrika 2026, Lomé confirme son positionnement comme plateforme régionale de dialogue économique et d’intégration commerciale en Afrique.







