La Banque africaine de développement (BAD) s’engage dans un projet ambitieux pour une Afrique mieux connectée. Avec un investissement de 55 milliards USD (soit plus de 33 971 milliards FCFA) sur la dernière décennie, la BAD a largement contribué à renforcer la connectivité et le commerce entre les pays africains, en particulier en Afrique de l’Est. Ces fonds visent à améliorer l’intégration continentale, tout en répondant aux besoins d’infrastructures régionales essentielles pour soutenir le commerce transfrontalier.
Lors du lancement de l’Analyse du marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), Joy Kategekwa, directrice de l’intégration régionale à la BAD, a réaffirmé cet engagement en mettant en avant un portefeuille dédié de 5,5 milliards USD pour l’Afrique de l’Est, le plus important au niveau continental. Selon Kategekwa, ces investissements sont un pilier pour construire une Afrique de l’Est plus compétitive, prête à saisir les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), qui vise un marché unifié de 3 000 milliards USD.
Parmi les projets financés par la BAD, plusieurs initiatives majeures marquent cet engagement pour une connectivité accrue en Afrique :
Chemin de fer entre le Burundi, la Tanzanie et la RDC : Avec une participation de 700 millions USD pour un projet évalué à 3,9 milliards USD, la BAD soutient le développement de ce corridor ferroviaire pour favoriser le commerce entre ces pays. Cette infrastructure vise à réduire les délais de transport et à stimuler les échanges régionaux.
Système de paiement intégré de la CAE : Ce projet, financé à hauteur de 20 millions USD, facilitera les transactions en monnaies locales entre les pays membres de la CAE, réduisant ainsi les coûts de transaction et encourageant le commerce intrarégional.
Renforcement des capacités de la CAE : Un autre investissement de 11 millions USD est destiné à éliminer les barrières non tarifaires et à réduire les coûts commerciaux dans la région, contribuant à une meilleure fluidité des échanges.
L’objectif global de la BAD est de soutenir la ZLECAF, une initiative ambitieuse qui doit transformer le paysage commercial africain en créant un marché intégré. Pour Joy Kategekwa, la réussite de cette vision nécessite l’engagement conjoint des gouvernements et du secteur privé. Elle souligne que l’harmonisation des politiques commerciales et l’amélioration des infrastructures sont essentielles pour renforcer la compétitivité des économies régionales.
Un défi majeur souligné par la CAE est la nécessité d’une convergence monétaire régionale. Cette convergence, en réduisant les coûts commerciaux et en facilitant la libre circulation des biens et services, pourrait jouer un rôle déterminant dans la réduction des barrières au commerce et l’amélioration de la connectivité régionale.
« Un marché commun et une monnaie régionale stable faciliteront grandement le commerce, la libre circulation et la compétitivité des entreprises africaines », affirme Joy Kategekwa.
En résumé, l’investissement massif de la BAD témoigne de sa volonté de promouvoir une Afrique intégrée et connectée, où les échanges se font plus fluidement et à moindre coût. Pour le continent, cette vision représente une étape importante vers une intégration économique accrue, permettant aux économies africaines de devenir plus résilientes et compétitives sur la scène mondiale.










































