En 2025, 10 banques centrales africaines explorent activement les monnaies numériques, un mouvement qui pourrait transformer les systèmes financiers du continent. Cette tendance, alimentée par des discussions sur X et des rapports récents, reflète un intérêt croissant pour les monnaies numériques des banques centrales (MNBC), malgré des défis significatifs à relever.
Parmi les pays engagés, le Nigeria mène avec l’e-Naira, lancé en 2021 et désormais en phase d’expansion, tandis que l’Afrique du Sud teste un MNBC wholesale via Project Khokha, et le Ghana pilote l’e-Cedi pour un usage retail. D’autres nations, comme le Kenya et la Zambie, sont en phase de recherche, explorant des applications pour les transactions locales et transfrontalières.
Les banques centrales visent à booster l’inclusion financière, avec plus de 57 % des Africains sans compte bancaire, et à réduire les coûts des transferts, estimés à 8 % en moyenne en Afrique subsaharienne. Les MNBC pourraient aussi concurrencer les cryptomonnaies privées, offrant une alternative régulée face à la volatilité des actifs comme le Bitcoin, une préoccupation soulignée par plusieurs sources.
Cette transition soulève des questions : les infrastructures numériques fragiles, notamment dans les zones rurales, et les risques de cyberattaques pourraient freiner les progrès. Certains experts doutent de l’adoption massive, notant que l’e-Naira n’a séduit que 0,5 % de la population nigériane. De plus, la dépendance aux systèmes d’identification et la menace d’une fuite massive vers les MNBC, perturbant les banques commerciales, restent des obstacles majeurs.
Avec une population jeune et connectée, l’Afrique pourrait devenir un terrain d’innovation pour les monnaies numériques. Cependant, le succès dépendra d’investissements dans la connectivité et d’une régulation claire. Si ces défis sont surmontés, les MNBC pourraient redéfinir les paiements transfrontaliers et l’inclusion financière d’ici la fin de l’année.










































