Longtemps pilier du système électrique zambien, l’hydroélectricité montre aujourd’hui ses limites face aux aléas climatiques. Pour sécuriser son approvisionnement et réduire sa vulnérabilité aux sécheresses, la Zambie accélère la diversification de son mix énergétique, avec le solaire comme principal levier de transition.
Cette stratégie s’est concrétisée une nouvelle fois le jeudi 29 janvier avec l’inauguration, par Kiyona Energy Limited, filiale de la compagnie publique ZESCO, d’une centrale solaire photovoltaïque de 20 MW sur le site du Natural Resources Development College (NRDC), à Mutendere, dans la capitale Lusaka.
Le projet vise à renforcer l’alimentation du réseau national dans un pays encore marqué par la sécheresse de 2024, qui avait fortement réduit la production hydroélectrique et entraîné des tensions sur l’offre d’électricité pendant plusieurs mois.
Implantée sur un ancien site de décharge réhabilité, la centrale sera raccordée au réseau national. Selon les informations communiquées lors de la cérémonie d’inauguration, 2 MW de la capacité installée seront réservés directement au NRDC afin de garantir un approvisionnement électrique stable pour le campus. Le coût total du projet ainsi que sa structure de financement n’ont toutefois pas été précisés.
Lire aussi : Burkina Faso : Construction d’une centrale solaire de 18 MW
Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large porté par Kiyona Energy pour développer les énergies renouvelables en Zambie. Mi-janvier, l’entreprise avait déjà attribué un contrat d’achat d’électricité à Bluesun Solar Zambia pour un autre projet solaire de 26 MW, représentant un investissement estimé entre 22 et 26 millions de dollars, avec une mise en service commerciale attendue avant la fin de l’année.
À plus long terme, la filiale de ZESCO ambitionne de développer jusqu’à 300 MW de capacités renouvelables d’ici 2028, afin de renforcer durablement la résilience du système électrique national.
Lors de l’inauguration, le ministre de l’Énergie, Makozo Chikote, a rappelé l’enjeu stratégique de cette transition : « Si l’hydroélectricité nous a bien servis pendant des décennies, la variabilité climatique nous a rappelé l’urgence de diversifier notre mix énergétique et de renforcer la sécurité énergétique nationale. »



























