Ventures Platform renforce son soutien aux startups africaines. La société de capital-risque spécialisée dans le financement des jeunes entreprises du continent a levé 84 millions de dollars pour son deuxième fonds panafricain, dépassant ainsi son objectif initial de 75 millions de dollars.
Baptisé VP Pan-African Fund II, ce nouveau véhicule doit permettre à Ventures Platform d’accroître ses investissements dans les startups africaines, principalement durant leurs premières années d’activité, et de les accompagner dans les différentes phases de leur croissance.
Un fonds destiné aux premières étapes de croissance
Le nouveau fonds adoptera une stratégie d’investissement permettant à Ventures Platform d’intervenir dès les premières étapes du développement d’une startup, puis de participer à ses tours de financement ultérieurs.
L’objectif est de rester aux côtés des entreprises présentant le plus fort potentiel lorsqu’elles passent progressivement de la phase de lancement à celle d’accélération. Le fonds pourra notamment investir jusqu’à la Série A, étape au cours de laquelle les startups cherchent généralement à renforcer leurs équipes, développer leurs produits et accélérer leur expansion commerciale.
Cette approche doit permettre à Ventures Platform de mobiliser davantage de capitaux en faveur des entreprises technologiques africaines confrontées à des difficultés pour financer leur croissance.
De nouveaux investisseurs rejoignent le fonds
La levée de 84 millions de dollars a notamment attiré plusieurs nouveaux investisseurs institutionnels. Parmi eux figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD), Norfund, l’institution norvégienne de financement du développement, ainsi qu’Alphatron et Ashesi University Foundation.
Plusieurs family offices, structures chargées de gérer les investissements de grandes familles, ont également participé à l’opération.
Ces nouveaux partenaires rejoignent des investisseurs déjà présents aux côtés de Ventures Platform, parmi lesquels International Finance Corporation (IFC), British International Investment (BII), Proparco, Standard Bank South Africa, le programme nigérian iDICE, AfricaGrow, MSMEDA et Alder Tree Investment.
Les startups africaines face à un financement plus sélectif
Cette nouvelle levée intervient dans un environnement moins favorable pour les startups africaines qu’au cours des années de forte croissance du financement technologique sur le continent.
Les investisseurs se montrent désormais plus sélectifs et accordent davantage d’importance à la capacité des entreprises à générer des revenus, maîtriser leurs dépenses et atteindre progressivement la rentabilité.
Dans ce contexte, le dépassement de l’objectif initial de Ventures Platform constitue un signal positif pour le financement du capital-risque africain. Il montre que les investisseurs continuent de percevoir un potentiel important dans certaines entreprises technologiques du continent, malgré un environnement de financement devenu plus exigeant.
Pour Kola Aina, fondateur et managing partner de Ventures Platform, l’ambition du nouveau fonds ne consiste toutefois pas uniquement à fournir des capitaux. Il s’agit également d’accompagner les entrepreneurs dans la construction d’entreprises capables de résister aux difficultés et de se développer durablement.
Plus de dix ans au service de l’écosystème africain
Active depuis plus d’une décennie, Ventures Platform s’est progressivement imposée dans le financement des jeunes entreprises africaines. La société compte notamment parmi ses investissements Moniepoint, PiggyVest, Raenest, OmniRetail et Seamless Technologies, anciennement connue sous le nom de SeamlessHR.
Avec ce deuxième fonds panafricain, la société dispose désormais de moyens supplémentaires pour identifier et accompagner de nouvelles entreprises, tout en continuant à soutenir les participations de son portefeuille.
Les 84 millions de dollars seront ainsi déployés progressivement dans plusieurs startups africaines. Les investissements pourront cibler différents secteurs, notamment les services financiers, la santé, l’agriculture, l’éducation et les technologies, avec l’objectif de faire émerger des entreprises capables de répondre à des besoins importants sur les marchés africains.
Au-delà du montant mobilisé, cette opération confirme ainsi l’intérêt persistant des investisseurs pour le potentiel entrepreneurial du continent, alors même que l’accès au capital devient plus compétitif et que les exigences de performance financière se renforcent.







