La semaine du 12 au 16 août 2024 a témoigné d’un fort intérêt des investisseurs pour les titres publics de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). Les titres publics émis par la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso ont permis de mobiliser un montant total de 70,5 milliards de FCFA, légèrement inférieur à l’objectif initial fixé à 81,7 milliards de FCFA.
Les taux de couverture et d’absorption se sont établis respectivement à 102% et 84%, avec une prédominance des Bons Assimilables du Trésor (BAT), qui ont capté 83% du volume total, tandis que les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) ont représenté 17% des souscriptions.
Côte d’Ivoire : Un Succès Mitigé
Bien que la Côte d’Ivoire ait réussi à mobiliser 30,13 milliards de FCFA, soit 75% de son objectif, elle n’a pas atteint son ambition initiale de 40 milliards FCFA, malgré un taux de couverture de 102%. Les investisseurs ont montré une préférence pour les courtes maturités, en particulier les BAT à 91 jours offrant un rendement de 6,61%. Les BAT à 358 jours, bien que moins populaires, ont tout de même permis de lever 5,18 milliards de FCFA à un rendement de 7,19%.
Mali : Un Retour Réussi
Le Mali a marqué son retour sur le marché des titres publics, parvenant à lever l’intégralité des 11,7 milliards de FCFA recherchés. Le rendement attractif de 9,22% proposé pour les titres publics à 302 jours a su séduire les investisseurs, malgré le contexte sécuritaire et politique complexe du pays.
Burkina Faso : Un Objectif Partiellement Atteint
Le Burkina Faso a mobilisé 28,22 milliards de FCFA sur un objectif initial de 30 milliards de FCFA. Les investisseurs ont particulièrement plébiscité les BAT à 363 jours, permettant de lever 16,25 milliards de FCFA, avec un rendement de 9,51%. Les OAT à 3 et 5 ans, ayant levé respectivement 2,3 milliards de FCFA et 9,65 milliards de FCFA, ont également été bien accueillis, soulignant l’attractivité des titres publics du pays.
Analyse des Rendements
Les rendements proposés par les différents pays reflètent les perceptions des investisseurs quant aux risques souverains associés à chaque émetteur de titres publics. Le Mali et le Burkina Faso, confrontés à des défis sécuritaires et politiques importants, ont dû offrir des rendements plus élevés pour capter l’intérêt des investisseurs. En revanche, la Côte d’Ivoire, bénéficiant d’une stabilité relative, a pu proposer des rendements plus modérés.
Prévisions pour la Semaine à Venir
La Guinée-Bissau et le Mali prévoient de lever respectivement 10 milliards et 25 milliards de FCFA dans les prochains jours. Le succès de ces titres publics dépendra des conditions de marché ainsi que des perspectives économiques de ces deux pays.
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