En 2025, le marché régional des titres publics de l’UEMOA confirme une forte concentration des encours autour de quelques économies majeures, avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal en figures de proue.
La Côte d’Ivoire s’impose comme le premier émetteur régional, affichant un encours de 6 330 milliards de FCFA sur le marché UMOA-Titres. Elle devance nettement le Sénégal, dont les encours atteignent 4 453 milliards de FCFA. À elles deux, ces économies constituent le cœur du financement public régional, bénéficiant d’une confiance soutenue des investisseurs.
Un second groupe intermédiaire se dessine, composé du Burkina Faso (2 790 milliards FCFA) et du Mali (2 596 milliards FCFA). Ces pays maintiennent une présence significative sur le marché, traduisant un recours régulier aux émissions de titres publics pour couvrir leurs besoins de financement.
Ils sont suivis par le Niger, avec 2 020 milliards FCFA, et le Togo, dont les encours s’élèvent à 1 811 milliards FCFA, confirmant une dynamique de financement plus mesurée.
En bas du classement, le Bénin (1 127 milliards FCFA) et la Guinée-Bissau (502 milliards FCFA) ferment la marche, reflétant des marchés encore en phase de structuration et de montée en puissance.
Dans l’ensemble, la répartition des encours UMOA-Titres en 2025 met en évidence une polarisation marquée du marché, avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal comme piliers centraux du financement public régional, tant en volume qu’en attractivité financière.







