La Société Tunisienne de Banque (STB) a enregistré une forte baisse de son bénéfice au premier semestre 2026. Selon les états financiers intermédiaires de l’établissement, le résultat net s’est établi à 9,062 millions de dinars (MD) au 30 juin 2026, contre 22,318 MD un an plus tôt.
Cette évolution représente un recul de 59,4 % sur un an. La baisse du bénéfice intervient malgré une progression du total bilan et une hausse des dépôts de la clientèle.
Le résultat net passe sous la barre des 10 millions de dinars
Au 30 juin 2026, le résultat net de la STB s’élève à 9,062 MD, contre 22,318 MD au premier semestre 2025.
La contraction du bénéfice reflète notamment la dégradation du résultat d’exploitation et la progression de plusieurs postes de charges, en particulier les frais de personnel.
Le résultat des activités ordinaires s’est également inscrit en forte baisse, passant de 23,079 MD au premier semestre 2025 à 9,467 MD à fin juin 2026, soit un recul d’environ 59 %.
Un total bilan en progression de 3,5 %
Malgré la baisse de sa rentabilité, la STB a vu son total bilan progresser de 3,5 % sur un an.
Celui-ci atteint 15 900 MD au 30 juin 2026, contre 15 236 MD à la même période de 2025.
Cette progression traduit notamment l’évolution de plusieurs postes du bilan, dans un contexte marqué par une hausse des ressources collectées auprès de la clientèle.
Les dépôts de la clientèle progressent
Les dépôts et avoirs de la clientèle ont enregistré une progression importante sur la période.
Ils atteignent 12 973 MD à fin juin 2026, contre 11 757 MD un an auparavant. Cette évolution représente une hausse d’environ 10,3 % sur la base des montants publiés.
La progression des dépôts intervient alors que les créances sur la clientèle suivent une trajectoire inverse.
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Les crédits à la clientèle reculent
À fin juin 2026, les créances sur la clientèle de la STB s’établissent à 8 720 MD, contre 9 094 MD au 30 juin 2025.
Sur la base de ces montants, l’encours de crédits affiche ainsi une baisse d’environ 4,1 % sur un an.
L’évolution simultanée des dépôts et des créances traduit un écart entre la dynamique des ressources collectées et celle des financements accordés à la clientèle.
Les produits d’exploitation bancaire diminuent
Les produits d’exploitation bancaire sont passés de 728 MD au premier semestre 2025 à 664 MD au 30 juin 2026, soit une baisse d’environ 8,8 %.
Cette contraction pèse sur la formation des revenus de la banque et intervient alors que les charges d’exploitation bancaire évoluent également sur la période.
Les charges d’exploitation bancaire atteignent pour leur part 350 MD, contre 377 MD un an auparavant. Les montants publiés correspondent donc à une diminution d’environ 7,2 %.
Le produit net bancaire recule
Le produit net bancaire (PNB) s’établit à 314 MD à fin juin 2026, contre 350,393 MD au premier semestre 2025.
Sur la base de ces chiffres, le PNB affiche ainsi une baisse d’environ 10,4 %.
Cet indicateur, qui constitue une mesure essentielle de l’activité bancaire, évolue donc dans le même sens que les produits d’exploitation bancaire.
Forte progression des frais de personnel
La hausse des charges constitue l’un des éléments marquants des comptes semestriels.
Les frais de personnel atteignent 134,613 MD au premier semestre 2026, contre 117,438 MD sur la même période de 2025.
Ils progressent ainsi d’environ 14,6 %, soit une augmentation de 17,175 MD en valeur absolue.
Cette évolution intervient dans un contexte où les revenus bancaires et le produit net bancaire sont en baisse.
Des charges générales d’exploitation à 44,075 MD
Les charges générales d’exploitation s’élèvent à 44,075 MD au 30 juin 2026.
Le chiffre communiqué pour le premier semestre 2025 dans les données fournies est de 49 MD. Sur cette base, les charges générales d’exploitation auraient diminué d’environ 10 %.
Ce poste doit toutefois être apprécié avec les autres composantes des charges de la banque pour mesurer son impact global sur le résultat.
Un résultat d’exploitation déficitaire
La dégradation des performances se reflète particulièrement dans le résultat d’exploitation.
Celui-ci affiche un déficit de 4 MD au premier semestre 2026, alors qu’il ressortait en excédent de 22 MD au 30 juin 2025.
La banque passe ainsi d’une situation bénéficiaire à une situation déficitaire sur cet indicateur, ce qui contribue à expliquer la forte contraction du résultat net sur la période.
Une rentabilité sous pression au premier semestre
Les comptes intermédiaires de la STB font donc apparaître une situation contrastée.
D’un côté, le total bilan progresse de 3,5 % et les dépôts de la clientèle augmentent sensiblement. De l’autre, les créances sur la clientèle diminuent, tandis que le produit net bancaire recule et que le résultat d’exploitation devient déficitaire.
Au final, le résultat des activités ordinaires chute à 9,467 MD et le résultat net tombe à 9,062 MD, contre respectivement 23,079 MD et 22,318 MD un an auparavant.
Le premier semestre 2026 se solde ainsi pour la Société Tunisienne de Banque par une forte contraction de la rentabilité, malgré une progression de la taille du bilan et des ressources déposées par la clientèle.







