Togo : Charles Kokouvi Gafan prend la présidence de l’AGET à l’aube de la feuille de route 2026-2031
L’Association des grandes entreprises du Togo (AGET) ouvre une nouvelle page de son histoire avec l’élection de Charles Kokouvi Gafan à sa présidence. Désigné lors de l’Assemblée générale tenue le 19 juin 2026 à Lomé, il succède à Jonas Daou, qui a dirigé l’organisation patronale durant six années.
Cette transition intervient à un moment stratégique pour l’économie togolaise, alors que le gouvernement prépare sa nouvelle feuille de route 2026-2031, appelée à définir les grandes orientations économiques et sociales du pays pour les cinq prochaines années.
Une présidence placée sous le signe du dialogue et de l’engagement
Dès son entrée en fonction, Charles Kokouvi Gafan a affiché sa volonté de renforcer la contribution des grandes entreprises au développement économique du Togo.
« Nous sommes conscients des défis qui se présentent à nous, mais nous sommes également porteurs d’un espoir et d’une détermination inébranlables à contribuer à l’avancement économique de notre cher pays », a déclaré le nouveau président.
Pour lui, le dialogue constructif entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics demeure un levier essentiel pour relever les défis liés à la compétitivité, à l’investissement et à la création d’emplois.
Lire aussi : Togo : un dialogue stratégique relancé avec le secteur privé
Le secteur privé au cœur de la future stratégie économique
Présent à cette Assemblée générale, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a rappelé le rôle déterminant du secteur privé dans la réussite de la future feuille de route gouvernementale.
Selon lui, les ambitions du Togo en matière de transformation économique, d’industrialisation et de création d’emplois durables reposent en grande partie sur un secteur privé fort, innovant et compétitif.
Les grandes entreprises disposent à cet effet d’atouts majeurs grâce à leur capacité d’investissement, leur contribution aux recettes fiscales et leur rôle moteur dans la modernisation de l’économie nationale.
Un héritage consolidé sous la présidence de Jonas Daou
L’arrivée de Charles Kokouvi Gafan s’inscrit dans la continuité des actions menées par son prédécesseur. Durant son mandat, Jonas Daou a contribué à renforcer la visibilité et l’influence de l’AGET dans le paysage économique togolais.
Sous sa direction, l’organisation a consolidé ses relations avec les principales structures représentatives du secteur privé, notamment le Conseil national du patronat du Togo (CNP-Togo) et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Le président sortant a également mis en avant la qualité des partenariats développés avec plusieurs institutions internationales, dont l’Union européenne et la Banque africaine de développement (BAD), qui ont accompagné les réflexions et les propositions de l’AGET sur les politiques économiques nationales.
Six années marquées par le renforcement de l’AGET
Revenant sur son parcours à la tête de l’organisation, Jonas Daou a évoqué une mission exigeante mais enrichissante, menée parallèlement au développement du groupe Zener, engagé dans une phase de croissance et d’expansion régionale.
Son objectif principal aura été de faire de l’AGET une organisation plus influente, plus crédible et davantage écoutée dans les débats économiques nationaux.
En reconnaissance de son engagement, les membres de l’association lui ont remis une distinction symbolique représentant des cavaliers en mouvement, illustrant la dynamique insufflée à l’organisation au cours des dernières années.
De nouvelles ambitions pour les grandes entreprises togolaises
Avec l’élection de Charles Kokouvi Gafan, l’AGET entend poursuivre son développement et renforcer sa participation aux grandes réflexions économiques du pays.
À l’heure où le gouvernement élabore sa feuille de route 2026-2031, les grandes entreprises souhaitent jouer un rôle accru dans les débats relatifs à l’industrialisation, à l’amélioration de la compétitivité, à l’attraction des investissements et à la création d’emplois.
Cette nouvelle gouvernance intervient ainsi dans un contexte où le secteur privé est appelé à devenir l’un des principaux moteurs de la croissance économique et de la transformation structurelle du Togo.








Commentaires 1