Le gouvernement sénégalais entend renforcer sa politique sociale et accélérer les réformes dans le secteur de la santé. Réuni mercredi 2 septembre 2026 au Palais de la République sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a arrêté plusieurs mesures en matière de protection sociale et de santé publique.
Les bourses de sécurité familiale au cœur des priorités
Considérant la solidarité nationale comme un pilier du vivre-ensemble, le président de la République a demandé au Premier ministre de prendre les dispositions nécessaires pour permettre le paiement rapide des bourses de sécurité familiale.
Ces versements devront s’appuyer sur le Registre national unique (RNU), dont les données ont été actualisées et validées. Le dispositif constitue l’un des principaux outils de ciblage des politiques sociales et de soutien aux ménages vulnérables.
Le chef de l’État a également demandé au gouvernement d’évaluer l’application de la loi d’orientation sociale, ainsi que l’efficacité des différents mécanismes de protection sociale et de la Carte d’égalité des chances.
Vers un financement durable de la couverture sanitaire
Le financement de la Couverture sanitaire universelle (CSU) figure également parmi les dossiers prioritaires. Bassirou Diomaye Faye souhaite qu’une réflexion stratégique soit engagée afin de garantir la pérennité du financement du dispositif.
Le gouvernement devra également se pencher sur la revalorisation des pensions de retraite et sur la préservation des acquis en matière de gouvernance des institutions de protection sociale.
Dans le même temps, le président a demandé le renforcement du Fonds de Solidarité nationale et du Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience. Le dispositif de pilotage et de suivi des impacts sociaux des programmes et projets destinés à promouvoir l’équité devra par ailleurs être actualisé.
Autre priorité annoncée : l’autonomisation économique des femmes. La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités devra présenter lors du prochain Conseil des ministres un projet de loi sur l’autonomisation économique des femmes, destiné à renforcer leur protection et leur promotion sociales.
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Le gouvernement veut accélérer les chantiers sanitaires
Le secteur de la santé a également occupé une place importante dans les orientations données lors du Conseil des ministres.
Face aux tensions sociales qui peuvent affecter le secteur, le président de la République a demandé l’ouverture de concertations avec l’ensemble des parties prenantes, avec pour objectif d’instaurer une stabilité sociale durable.
L’exécutif veut parallèlement accélérer l’achèvement des infrastructures sanitaires actuellement en construction. Une attention particulière devra être accordée à la réception, dans les délais, de plusieurs établissements majeurs, notamment l’hôpital Aristide Le Dantec, le Centre national d’Oncologie et l’hôpital de Ourossogui.
Densifier la carte sanitaire
Au-delà des grands chantiers hospitaliers, le gouvernement devra élaborer un programme d’urgence destiné à densifier la carte sanitaire en établissements publics de santé (EPS).
Cette orientation vise à améliorer la couverture territoriale de l’offre de soins et à répondre aux besoins croissants des populations.
Le chef de l’État a également instruit le gouvernement de renforcer la veille sanitaire, de mobiliser les moyens nécessaires au déploiement systématique des campagnes nationales de vaccination et d’accélérer le recrutement de nouveaux personnels de santé.
À travers ces orientations, l’exécutif sénégalais entend ainsi agir simultanément sur les différents maillons de la politique sociale : soutien aux ménages vulnérables, protection sociale, santé, retraite, sécurité alimentaire et autonomisation économique des femmes. L’enjeu est désormais de traduire ces décisions en mesures concrètes et en résultats perceptibles pour les populations.








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