Au troisième trimestre 2025, l’économie sénégalaise affiche une croissance modérée mais positive. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le Produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières, a progressé de 0,8 % par rapport au trimestre précédent.
Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée du secteur secondaire, en augmentation de 3,0 %, ainsi que par la légère progression du secteur primaire (+0,1 %). En revanche, la dynamique globale a été freinée par la contre-performance du secteur tertiaire (-0,1 %) et par le recul des taxes nettes de subventions sur les produits (-0,4 %).
Une croissance hors hydrocarbures plus modérée
Hors hydrocarbures, le PIB réel a enregistré une progression de 0,5 %, tandis que le PIB hors hydrocarbures et agriculture s’est amélioré de 0,6 %, traduisant une croissance encore fragile dans certains segments de l’économie.
Demande intérieure en amélioration, échanges extérieurs en repli
Du côté de la demande réelle, les exportations et les importations de biens et services se sont contractées respectivement de 8,0 % et 6,9 % par rapport au deuxième trimestre. En parallèle, la formation brute de capital fixe (FBCF) a progressé de 1,5 %, tandis que la consommation finale globale a augmenté de 1,6 %, soutenant l’activité économique intérieure.
Une croissance solide en glissement annuel
En comparaison avec le troisième trimestre 2024, le PIB réel du Sénégal affiche une hausse de 4,2 %. Cette performance est alimentée par l’augmentation de la valeur ajoutée des secteurs primaire (+7,3 %), secondaire (+7,2 %) et tertiaire (+2,4 %), ainsi que par la progression des taxes nettes (+0,5 %).
Toutefois, hors pétrole et gaz, la croissance ressort à 1,8 % en glissement annuel, soulignant le poids croissant mais encore contrasté du secteur des hydrocarbures dans la dynamique économique nationale.
Exportations et investissement en soutien annuel
Sous l’angle de la demande, l’activité économique réelle au troisième trimestre 2025, comparée à la même période de 2024, a été soutenue par le dynamisme des exportations (+11,6 %), la consommation finale (+3,3 %) et la formation brute de capital fixe (+2,8 %). Dans le même temps, les importations ont reculé de 3,9 %, contribuant positivement à la croissance.
Selon l’ANSD, le PIB nominal est estimé à 4 963,1 milliards de FCFA au troisième trimestre 2025, confirmant la poursuite de la reprise économique du pays, dans un contexte encore marqué par des défis sectoriels et extérieurs.








































