Les efforts du gouvernement sénégalais en matière de gestion budgétaire portent leurs fruits. À fin mai 2024, le déficit budgétaire du pays s’est amélioré, passant de 510,06 milliards FCFA à fin mai 2023 à 450,8 milliards FCFA, soit une baisse de 11,61 %. Cette évolution positive s’explique par une légère augmentation des recettes et une maîtrise des dépenses.
Les recettes globales (hors dons en capital) ont connu une hausse de 2,6 % en glissement annuel, pour atteindre 1 450,1 milliards FCFA. Cette performance est principalement attribuable à la bonne tenue des recettes fiscales (+4,9 %). Parmi les impôts les plus performants, on peut citer l’impôt sur les sociétés (+19,7 %), la TVA intérieure hors pétrole (+14,5 %), la TVA à l’import (+8,2 %), les droits de porte (+5,2 %) et le FSIPP (+19,7 %).
Cependant, cette tendance favorable a été atténuée par le repli de certains impôts, tels que l’impôt sur les revenus (-3,5 %), la TVA intérieure pétrole (-59,3 %), la taxe sur les activités financières (-19,8 %) et le FSE (-50,1 %).
Les dépenses publiques (hors dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures) ont été exécutées à hauteur de 1 900,9 milliards de FCFA à fin mai 2024, soit une légère baisse de 0,7 % par rapport à la même période en 2023. Cette diminution s’explique par le repli des autres dépenses courantes (-15,6 %) et des investissements financés sur ressources internes (-7,5 %).
Néanmoins, cette tendance baissière a été atténuée par la hausse de la masse salariale (+13,3 %) et des intérêts sur la dette publique (+32,7 %).
Pour financer une partie de ce déficit, l’État du Sénégal a eu recours au marché des titres publics. Au cours des 5 premiers mois de l’année 2024, il a réussi à emprunter la somme de 303 milliards FCFA







