Rwanda : la BAD appelle à mieux mobiliser les capitaux
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) appelle le Rwanda à renforcer la mobilisation et l’utilisation de ses ressources pour accélérer sa transformation économique. Dans son Rapport pays 2026, l’institution met l’accent sur une mobilisation plus efficace des capitaux financiers, humains, naturels et entrepreneuriaux afin de soutenir une croissance inclusive et les objectifs de développement du pays.
Intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement du Rwanda dans un monde fragmenté », le rapport constitue le volet national des travaux consacrés au financement du développement dans les publications phares de la BAD en 2026.
Élargir les sources de financement du développement
Le rapport reconnaît les progrès socio-économiques enregistrés par le Rwanda, qu’il attribue notamment à une gestion macroéconomique saine, à des réformes institutionnelles et à des investissements soutenus.
Pour la BAD, le prochain enjeu consiste à mieux valoriser les ressources dont dispose le pays et à renforcer la capacité de l’économie à mobiliser des financements supplémentaires.
L’institution identifie ainsi plusieurs leviers, parmi lesquels l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du respect des obligations fiscales et l’approfondissement des marchés financiers.
Le secteur privé et les financements innovants au cœur de la stratégie
Le rapport préconise également une expansion des financements innovants et des partenariats public-privé (PPP).
L’objectif est notamment de renforcer la capacité du Rwanda à attirer des investissements à long terme, avec un rôle attendu du Centre financier international de Kigali.
La BAD recommande par ailleurs un soutien accru aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’une hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs productifs. Ces orientations doivent contribuer à diversifier les sources de financement et à renforcer les capacités productives de l’économie.
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Capital humain et capital naturel à mieux valoriser
La mobilisation des ressources ne se limite pas au financement. Le rapport insiste également sur les investissements dans l’éducation et la santé, considérés comme des leviers du développement du capital humain.
La BAD appelle en parallèle à une meilleure gestion du capital naturel du Rwanda. Cette approche élargit ainsi la question du financement du développement à l’ensemble des ressources susceptibles de contribuer à la transformation économique du pays.
Lors du lancement, Aissa Touré Sarr, cheffe du bureau pays du Groupe de la BAD au Rwanda, a souligné que le pays avait déjà démontré sa capacité à transformer des politiques, des institutions et des investissements en progrès de développement. Selon elle, la prochaine étape consiste à mobiliser davantage de capitaux et à améliorer leur contribution à la transformation économique.
La finance comme levier de la prochaine phase de transformation
Le rapport met donc l’accent sur le renforcement de l’écosystème financier rwandais. Judith Nabasa, économiste en chef au ministère des Finances et de la Planification économique, a notamment insisté sur le développement des marchés financiers, l’attraction d’investissements à long terme et l’approfondissement des partenariats public-privé.
Ces leviers doivent permettre au Rwanda de mieux financer ses ambitions de développement et de soutenir la prochaine phase de sa transformation économique.
Un partenariat de longue date avec la BAD
Le Groupe de la Banque africaine de développement est un partenaire de longue date du Rwanda. Son intervention couvre notamment l’énergie, l’eau et l’assainissement, les transports, l’agriculture, le capital humain, la finance et le développement du secteur privé.
À travers ses financements, son dialogue politique, son assistance technique et sa production de connaissances, la BAD accompagne également la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transformation (NST 2) et de la Vision 2050 du Rwanda.
Le rapport pays 2026 place ainsi la mobilisation des ressources au centre de la prochaine étape du développement rwandais, avec une approche qui associe mobilisation fiscale, approfondissement financier, investissement privé, capital humain et gestion du capital naturel.







