La République démocratique du Congo (RDC) envisage d’adhérer au Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) afin de renforcer ses capacités de mobilisation de financements. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a présenté ce dossier au Conseil des ministres, en soulignant les limites liées à l’absence du pays au sein de cette institution panafricaine de garantie.
À l’issue d’une évaluation technique et de discussions avec le Fonds, le ministre estime qu’une adhésion de plein droit pourrait constituer un levier pour mobiliser des ressources à long terme, notamment en faveur des infrastructures et des partenariats public-privé (PPP).
Le FAGACE, un outil pour faciliter l’accès au financement
L’adhésion au FAGACE permettrait à la RDC d’accéder à un mécanisme de garantie destiné à réduire les risques supportés par les bailleurs de fonds lorsqu’ils financent des entreprises ou des projets.
Contrairement à un établissement de crédit classique, le Fonds n’accorde pas directement de prêts. Il garantit une partie des engagements financiers, offrant ainsi une sécurité supplémentaire aux prêteurs et aux autres partenaires financiers.
Ce dispositif peut faciliter l’octroi de crédits et, selon les conditions négociées, contribuer à améliorer les conditions de financement des projets concernés.
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Les infrastructures et les partenariats public-privé ciblés
Pour les autorités congolaises, l’adhésion au FAGACE pourrait contribuer à élargir les possibilités de financement des projets d’infrastructures et à faciliter le recours aux partenariats public-privé.
Les entreprises congolaises et les porteurs de projets publics pourraient bénéficier de cet instrument, sous réserve de remplir les critères d’éligibilité du Fonds.
L’objectif est notamment de favoriser la mobilisation de ressources à long terme et de réduire certains obstacles liés aux risques financiers associés aux investissements.
Une représentation institutionnelle envisagée pour la RDC
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le dispositif envisagé prévoit également une représentation congolaise au sein des instances du FAGACE.
Le ministre des Finances représenterait la RDC au Conseil des gouverneurs du Fonds, tandis que la Banque centrale intégrerait le Bureau indépendant d’évaluation.
La possibilité d’établir un bureau de représentation régionale à Kinshasa est également évoquée.
Ces dispositions restent liées au processus d’adhésion envisagé. Leur mise en œuvre doit permettre de préciser la place de la RDC au sein de l’institution et les modalités de sa participation à ses mécanismes de garantie.







