Électrification rurale en Ouganda : la BAD renforce son appui pour un impact social complet
Le Groupe de la Banque africaine de développement poursuit son engagement en faveur de l’accès à l’énergie en Afrique. L’institution a approuvé, le 7 avril 2026, un financement additionnel de 7,33 millions d’euros pour soutenir la phase finale du Projet d’accès à l’électricité en milieu rural en Ouganda (UREAP I).
Cet appui vise à combler un déficit critique, notamment pour indemniser les communautés affectées et finaliser les travaux restants, afin de garantir un impact complet et durable du projet.
Un financement pour solder les engagements sociaux
Ce financement supplémentaire permettra de couvrir les coûts actualisés liés à la mise en œuvre du projet, ainsi que les engagements environnementaux et sociaux restés en suspens.
L’objectif est clair : assurer que tous les ménages impactés soient correctement indemnisés et que les raccordements électriques soient pleinement achevés. Une condition essentielle pour renforcer la crédibilité des projets d’infrastructures en Afrique, souvent confrontés à des défis liés à la gestion sociale.
Comme l’a souligné Aleymahu Wubeshet-Zegeye, responsable régional de l’énergie pour l’Afrique de l’Est : le financement permettra de « garantir qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte ».
Des résultats déjà significatifs sur le terrain
Depuis son lancement en 2015, la première phase du projet a permis d’étendre significativement l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines.
Au total, 137 770 ménages ont été raccordés au réseau, bénéficiant à près de 670 000 personnes. Ce programme a également favorisé l’accès à l’électricité pour les entreprises locales et les institutions publiques, contribuant ainsi au développement économique et social.
Une phase II ambitieuse pour accélérer l’accès à l’énergie
Fort de ces résultats, le Groupe de la Banque africaine de développement a également validé le lancement de la phase II (UREAP II), d’un coût global de 104,39 millions d’euros.
Ce nouveau volet prévoit :
la construction de 624 km de réseaux moyenne tension
- 2 154 km de réseaux basse tension
- environ 259 723 nouveaux raccordements
À terme, plus de 1,18 million de personnes devraient accéder à l’électricité pour la première fois, incluant plus de 250 000 foyers, 3 000 entreprises et plusieurs infrastructures publiques comme des écoles et centres de santé.
Un levier stratégique pour le développement africain
Au-delà du cas ougandais, ce projet illustre les enjeux majeurs de l’électrification en Afrique subsaharienne, où des millions de personnes restent encore privées d’accès à l’énergie.
L’initiative s’inscrit dans la dynamique de « Mission 300 », portée conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, visant à raccorder 300 millions de personnes à l’électricité d’ici 2030.
Vers une transformation structurelle des économies africaines
L’accès à l’électricité constitue un levier central pour la transformation économique du continent. Il favorise l’industrialisation, améliore les conditions de vie et stimule la création d’emplois.
En renforçant ses investissements dans ce domaine, la Banque africaine de développement confirme son rôle clé dans la réduction du déficit énergétique en Afrique et dans l’accompagnement des pays vers une croissance plus inclusive et durable.
L’exemple de l’Ouganda montre que, au-delà des infrastructures, la réussite de ces projets repose aussi sur la prise en compte des enjeux sociaux, condition indispensable pour garantir leur acceptabilité et leur pérennité.







