Le 15 août 2024, la présidence nigériane a révélé qu’une société chinoise, Zhongshan Fucheng Industrial Investment Co, a tenté de saisir des avions présidentiels nigérians en maintenance en France. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une bataille juridique en cours entre la société chinoise et le Nigéria.
Origine du litige
Le conflit remonte à 2015 lorsque l’État d’Ogun, au sud-ouest du Nigéria, a résilié un accord signé en 2007 avec Zhongshan. Cet accord portait sur le développement d’une zone de libre-échange. Selon le gouvernement nigérian, Zhongshan n’a pas respecté les termes du contrat, se contentant de construire une simple clôture autour du terrain prévu pour la zone.
Suite à la résiliation du contrat, Zhongshan a porté l’affaire devant plusieurs juridictions, et en 2019, le Nigéria a été condamné à payer 60 millions USD de dommages et intérêts. Toutefois, le Nigéria a fait appel et a obtenu gain de cause aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Des négociations ont été engagées pour trouver une solution à l’amiable. Cependant, Zhongshan a obtenu deux ordonnances du tribunal judiciaire de Paris, datées du 7 mars 2024 et du 12 août 2024, pour la saisie des avions, sans en informer correctement le gouvernement nigérian. Le Nigéria estime que la société chinoise a induit le tribunal en erreur, car les avions sont protégés par l’immunité diplomatique.
Le gouvernement nigérian a fermement réagi, affirmant qu’il travaille activement à résoudre ce différend et à protéger ses actifs à l’étranger. À ce jour, Zhongshan n’a pas encore répondu aux accusations.







