Nigeria : l’excédent commercial explose grâce au pétrole et au recul des importations
Le Nigeria a enregistré une nette amélioration de sa balance commerciale au premier trimestre 2026. Selon les données publiées par le National Bureau of Statistics, le pays a dégagé un excédent commercial de 7 550 milliards de nairas, soit une progression spectaculaire de 340,88 % par rapport au trimestre précédent.
Cette performance résulte principalement de la hausse des exportations, soutenues par les ventes de pétrole brut, combinée à une baisse significative des importations.
Un commerce extérieur de près de 35 000 milliards de nairas
Au cours des trois premiers mois de l’année 2026, le volume total des échanges commerciaux du Nigeria a atteint 34 790 milliards de nairas.
Les exportations se sont élevées à 21 170 milliards de nairas, représentant 60,85 % du commerce total du pays. À l’inverse, les importations se sont limitées à 13 620 milliards de nairas, contribuant à l’élargissement de l’excédent commercial.
Cette évolution traduit une amélioration notable de la position extérieure de la première économie africaine, dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer les recettes en devises et à réduire la dépendance aux importations.
Le pétrole brut reste le moteur des exportations
Le secteur pétrolier demeure le principal pilier du commerce extérieur nigérian.
Au premier trimestre 2026, les exportations de pétrole brut ont généré 11 200 milliards de nairas, soit 52,92 % de l’ensemble des ventes à l’étranger.
Cette progression reflète à la fois la bonne tenue des exportations d’hydrocarbures et l’importance stratégique du pétrole dans l’économie nigériane, malgré les efforts engagés pour diversifier les sources de revenus du pays.
L’amélioration des recettes pétrolières a largement contribué à la hausse des exportations et à la consolidation de l’excédent commercial.
L’Inde devient le premier client du Nigeria
Sur le plan géographique, l’Inde s’est imposée comme la première destination des exportations nigérianes avec des achats évalués à 2 770 milliards de nairas.
Elle devance la France, les Pays-Bas, l’Espagne et les États-Unis.
À eux seuls, ces cinq partenaires commerciaux ont absorbé près de 45 % des exportations nigérianes, confirmant leur poids stratégique dans les débouchés extérieurs du pays.
Une forte baisse des importations
L’autre facteur majeur expliquant la progression de l’excédent commercial est la contraction des importations.
Selon le NBS, la facture des achats à l’étranger a reculé de 18,17 % en glissement annuel et de 21,05 % par rapport au trimestre précédent.
Cette baisse est principalement attribuée à la réduction des importations de produits pétroliers, un poste traditionnellement important dans les dépenses extérieures du Nigeria.
Malgré ce recul global, la Chine conserve sa place de premier fournisseur du pays, représentant plus de 37 % des importations totales.
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Une balance commerciale renforcée
L’amélioration de la balance commerciale constitue une bonne nouvelle pour l’économie nigériane. Un excédent plus élevé permet notamment de renforcer les réserves de change, de soutenir la stabilité du naira et d’améliorer la capacité du pays à financer ses importations stratégiques.
Cette performance intervient également dans un contexte où les autorités poursuivent plusieurs réformes économiques visant à accroître les recettes publiques, attirer davantage d’investissements et réduire les déséquilibres extérieurs.
Des défis persistants malgré les bons résultats
Si les chiffres du premier trimestre témoignent d’une amélioration notable, ils soulignent également la forte dépendance du Nigeria aux exportations de pétrole brut.
Plus de la moitié des recettes d’exportation continuent de provenir des hydrocarbures, exposant l’économie aux fluctuations des cours internationaux de l’énergie.
Le défi pour Abuja reste donc d’accélérer la diversification de son appareil productif afin de renforcer les exportations non pétrolières et de consolider durablement ses performances commerciales.
Pour l’heure, la combinaison d’exportations pétrolières dynamiques et d’une réduction des importations a permis au Nigeria d’afficher l’un de ses meilleurs excédents commerciaux de ces dernières années, confirmant le rôle central du commerce extérieur dans le redressement de l’économie nationale.







