La Banque centrale du Nigeria (CBN) a annoncé une révision majeure de sa politique sur les frais de retrait aux distributeurs automatiques de billets (DAB). À partir du 1er mars 2025, les clients ne bénéficieront plus des trois retraits gratuits mensuels lorsqu’ils utilisent les distributeurs automatiques d’une autre banque. Cette mesure a été officialisée dans une circulaire signée par John S. Onojah, directeur par intérim du département de politique et de réglementation financières.
D’après la nouvelle réglementation, les frais appliqués aux retraits aux DAB seront désormais les suivants :
- Retraits aux distributeurs de sa propre banque : Aucuns frais, les retraits restent gratuits.
- Retraits aux distributeurs d’autres banques (sur site bancaire) : 100 Naira par retrait de 20 000 Naira.
- Retraits aux distributeurs hors site bancaire : 100 Naira par retrait de 20 000 Naira, avec un supplément pouvant atteindre 500 Naira.
- Retraits internationaux : Frais basés sur le montant appliqué par l’acquéreur international.
La suppression des trois retraits gratuits signifie que chaque transaction effectuée sur un DAB d’une autre banque engendrera désormais des frais supplémentaires.
Selon la CBN, cette réforme vise à réduire les coûts d’exploitation des DAB et à encourager une meilleure répartition des distributeurs automatiques sur l’ensemble du territoire nigérian. Le régulateur bancaire espère également que ces nouvelles mesures favoriseront l’adoption des services bancaires numériques et limiteront la dépendance aux transactions en espèces.
Dans la circulaire officielle, la banque centrale justifie cette décision par l’augmentation des coûts liés à l’entretien des DAB et l’importance d’assurer un modèle économique viable pour les banques et les institutions financières.
Pour les consommateurs, cette réforme signifie une augmentation des coûts de retrait, en particulier pour ceux qui n’ont pas facilement accès aux distributeurs de leur propre banque. Les frais plus élevés sur les DAB hors site bancaire pourraient également inciter certains clients à réduire leur utilisation du cash et à privilégier les paiements numériques, via les applications bancaires et les services de paiement mobile.
D’ici au 1er mars 2025, les banques et institutions financières devront mettre à jour leurs systèmes et informer leurs clients sur ces nouveaux frais afin d’assurer une transition fluide.
Avec cette réforme, la CBN poursuit sa stratégie de modernisation du système financier nigérian, tout en cherchant à encourager les solutions bancaires numériques pour une économie moins dépendante de l’argent liquide.










































