Abuja, Nigéria, Premier Trimestre 2024 – Le Nigéria, première puissance économique de la CEDEAO, est confronté à une crise énergétique majeure. La production d’électricité a enregistré une baisse notable de 9,1% au premier trimestre 2024, tombant de 9 789,87 GWh à 8 887,93 GWh, une diminution de 901,94 GWh. Cette situation met en lumière les défis persistants en matière d’infrastructures énergétiques dans le pays.
Une Capacité de Production en Déclin
La capacité de production moyenne disponible des centrales électriques nigérianes a également chuté de 13,68%, atteignant 4 249,10 MW au premier trimestre 2024. Cette réduction est principalement due à une diminution du nombre de centrales connectées au réseau, passant de 27 à 17 centrales. La Commission de régulation de l’électricité du Nigéria (NERC) a souligné que cette défaillance est liée à des problèmes d’infrastructure et de maintenance.
Réformes et Initiatives du Gouvernement
Face à cette crise, le gouvernement nigérian continue de mettre en œuvre des réformes dans le secteur énergétique. La loi Electricity Act 2023, récemment adoptée, vise à garantir un accès universel à l’électricité pour tous les Nigérians. En parallèle, le nombre de compteurs installés a augmenté de 7,31%, atteignant 123 604 unités au premier trimestre 2024. Cette augmentation a légèrement amélioré le taux net de comptage des utilisateurs finaux, le portant à 44,79%.
Défis et Impacts Internationaux
Les difficultés énergétiques du Nigéria ont également des répercussions au niveau international. Les clients internationaux, tels que le Bénin, le Niger, et le Togo, n’ont effectué aucun paiement pour le premier trimestre 2024, entraînant une dette accumulée de 14,19 millions de dollars envers l’opérateur de marché, selon le NERC.
Conclusion
La baisse significative de la production d’électricité au Nigéria au premier trimestre 2024 reflète des défis importants dans le secteur énergétique. Les réformes en cours et les initiatives gouvernementales visent à remédier à ces problèmes, mais la situation actuelle souligne la nécessité de renforcer les infrastructures et de résoudre les questions de dette internationale pour stabiliser le secteur énergétique nigérian.








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