Le Niger vient de franchir une étape importante dans son programme économique et financier avec l’achèvement de l’examen soutenu par les quatrièmes et cinquièmes revues des accords de la facilité élargie de crédit (FEC) et la première revue de la première Facilité pour la résilience et la durabilité (FSR). Cette étape a permis le décaissement immédiat de 71 millions de dollars (42,5 milliards FCFA) de la part du Fonds Monétaire International (FMI), comme annoncé le 17 juillet.
Détails du Programme et Allocations
Dans le détail, il s’agira de prolonger de six mois (jusqu’en décembre 2025) ces deux programmes de l’institution de Bretton Woods afin d’avoir suffisamment de temps pour mettre en œuvre les réformes clés et soutenir les efforts de consolidation budgétaire des autorités. Ainsi, 26 millions de dollars (15,5 milliards FCFA) et 45 millions de dollars (26,9 milliards FCFA) seront respectivement alloués au programme de la FEC et de la FSR.
Pour rappel, la FEC est un programme visant à renforcer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance résiliente, inclusive et tirée par le secteur privé. Quant au financement de la FSR, il devrait servir à stimuler les réformes et les investissements afin de faire face aux risques et défis accrus associés au changement climatique, renforçant ainsi la résilience et protégeant les moyens de subsistance.
Contexte Économique et Défis
Antoinette Sayeh, directrice générale adjointe du FMI, a déclaré : « L’économie du Niger a été gravement touchée par l’instabilité politique et les sanctions qui ont suivi le coup d’État militaire de juillet 2023. Néanmoins, les perspectives économiques à court et moyen terme se sont améliorées grâce au démarrage des exportations de pétrole, à la levée des sanctions et à l’augmentation de la production agricole ».
Elle a ajouté qu’il est essentiel de maintenir un engagement ferme envers les objectifs du programme et la trajectoire de consolidation budgétaire convenue dans un contexte difficile. À l’avenir, les priorités urgentes comprennent l’adoption d’une stratégie de gestion des recettes pétrolières pour assurer la transparence et protéger la politique budgétaire contre la volatilité des prix du pétrole.
Le soutien du FMI représente une bouffée d’oxygène pour l’économie nigérienne en proie à des défis multiples. Ce financement permettra non seulement de stabiliser l’économie mais aussi de mettre en œuvre des réformes cruciales pour une croissance durable et inclusive.







