Une levée de fonds supérieure aux attentes
L’État de Côte d’Ivoire a levé 320,77 milliards FCFA lors d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée ce mardi sur le marché financier régional de l’UEMOA, dépassant ainsi son objectif initial fixé à 310 milliards FCFA.
L’opération a suscité un fort engouement des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 515,80 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 166,39 %. Le taux d’absorption, quant à lui, s’est établi à 62,19 %, traduisant une sélection rigoureuse des offres par les autorités ivoiriennes.
Faible absorption sur les bons à 364 jours
Pour les bons du Trésor à 364 jours, les soumissions ont atteint 127,24 milliards FCFA, mais seuls 4,5 milliards FCFA ont été retenus. Le taux marginal s’est fixé à 6,15 %, pour un rendement moyen pondéré de 6,53 %. Le taux d’absorption limité à 3,54 % reflète des conditions jugées peu attractives par l’émetteur.
Succès marqué des obligations à 3 ans
L’essentiel de la mobilisation a porté sur les obligations du Trésor à 3 ans, échéance octobre 2028. Deux lignes ont été proposées, assorties de taux d’intérêt fixes de 5,35 % et 5,70 %.
- La première a enregistré 158,94 milliards FCFA retenus sur 171,94 milliards FCFA de soumissions, soit un taux d’absorption de 92,44 %.
- La seconde a permis de lever 157,32 milliards FCFA sur 216,62 milliards FCFA demandés, correspondant à un taux d’absorption de 72,63 %.
Une participation régionale significative
Au total, 13 établissements financiers ont pris part à l’adjudication, avec 28 soumissions déposées. Les investisseurs ivoiriens ont largement dominé l’opération, représentant 106,16 milliards FCFA des propositions sur les bons du Trésor et la quasi-totalité des souscriptions obligataires retenues. Des investisseurs du Bénin, du Togo et du Sénégal ont également participé.
Un levier pour le refinancement et le développement
Avec une date de valeur fixée au 7 janvier 2026, cette levée de fonds permettra à la Côte d’Ivoire de refinancer une partie de sa dette et de soutenir le financement de ses projets de développement, dans un contexte de consolidation budgétaire et de gestion active de la dette publique.









































