Le gouvernement malien a signé ce 29 juillet 2025 des accords majeurs avec trois sociétés minières – Somica, Bagama Mining et Faboula Gold – marquant leur transition vers le Code minier de 2023. Cette décision stratégique engage ces entreprises à respecter les nouvelles dispositions fiscales, domaniales et douanières, tout en renforçant le contenu local.
Lors de la cérémonie de signature, les ministres de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et celui des Mines, Amadou Keïta, ont salué un tournant décisif pour l’économie nationale. Selon Alousséni Sanou, ce passage au nouveau cadre légal supprime les exonérations sur les produits pétroliers et garantit des retombées fiscales importantes pour l’État.
À titre d’illustration, Somica devrait générer un chiffre d’affaires annuel estimé à 135 milliards FCFA sur une décennie. Faboula Gold, quant à elle, projette 75 milliards FCFA sur cinq ans, tandis que Bagama Mining envisage 50 milliards FCFA de recettes chaque année. Ces chiffres traduisent une contribution budgétaire renforcée et une relance de l’économie nationale.
Chacune de ces entreprises prévoit également la création d’environ 2 000 emplois directs, tout en s’engageant à sous-traiter avec des structures locales, conformément aux exigences du contenu local.
Pour Amadou Keïta, ministre des Mines, ces accords symbolisent la volonté de l’État d’offrir un environnement juridique clair et sécurisé, assurant une rentabilité équitable à la fois pour les investisseurs et pour le Mali.
Du côté des entreprises, les dirigeants ont exprimé leur satisfaction. Pierre Sangaré, directeur général de Faboula Gold, a insisté sur les valeurs communes avec l’État, notamment la transparence et le développement durable. Abdoul Aziz Sy, représentant de la mine d’or de Kalana (Somica), a souligné que l’accord permettrait une reprise rapide des travaux, avec un objectif de production d’ici 18 mois.
Matthias Thibieroz, directeur général de Bagama Mining, a quant à lui salué un protocole équilibré, fruit de plusieurs mois de négociation, qui pose les bases d’une collaboration durable et conforme aux exigences du nouveau Code.
Avec ces nouveaux accords, le Mali renforce sa stratégie de souveraineté économique et optimise la gestion de ses ressources minières au bénéfice de toute la nation.










































