Le 17 février 2025, l’État togolais procédera au paiement des profits semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire islamique « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 ». Cette opération portera sur un montant total de 12,026 milliards FCFA, selon une annonce officielle de la Direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
Lancé sur le marché financier de l’UEMOA entre le 20 juillet et le 10 août 2016, cet emprunt avait pour objectif de mobiliser 150 milliards FCFA afin de financer des projets de développement économique et social du pays. Structurée autour d’un Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC), l’émission comportait 15 millions de parts d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, avec une marge de profit fixée à 6,50 %.
Le remboursement de cet emprunt islamique, respectant un calendrier semestriel, reflète la volonté du gouvernement togolais d’honorer ses engagements financiers tout en consolidant la confiance des investisseurs.
La BRVM a précisé que la fermeture des registres pour cette opération est prévue le lundi 17 février 2025. À partir du jeudi 13 février 2025, le titre « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 » cotera ex-marge de profits. Les investisseurs désireux de bénéficier des profits associés à cette émission ont donc jusqu’au mercredi 12 février 2025 pour acquérir ces obligations islamiques.
Ce type de financement repose sur des principes conformes à la finance islamique, interdisant l’intérêt et promouvant le partage des profits et des risques. Les Sukuk permettent aux États et aux entreprises de diversifier leurs sources de financement tout en répondant aux attentes d’investisseurs soucieux de respecter les principes de la Charia.
En procédant régulièrement au remboursement de cet emprunt, le Togo démontre non seulement sa discipline financière, mais aussi sa volonté d’attirer davantage d’investissements sur les marchés financiers régionaux et internationaux.
Cette opération constitue une étape importante dans le renforcement de la crédibilité financière du pays, alors qu’il poursuit ses efforts pour financer de manière durable son développement économique et social.



























