Dakar, Sénégal — Le 2 septembre, l’Assemblée nationale du Sénégal a rejeté la révision constitutionnelle proposée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui visait à supprimer le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Le projet de loi a été voté contre par 83 voix contre 80, marquant un tournant dans les débats politiques actuels du pays.
La suppression de ces deux institutions devait permettre à l’État d’économiser 15 milliards FCFA par an. Le CESE, composé de 175 conseillers, est une assemblée consultative qui fournit des avis sur des questions économiques, sociales et environnementales. Le HCCT, avec 150 conseillers, accompagne le développement des territoires à travers des avis consultatifs.
La décision de l’Assemblée nationale survient alors que le nouveau gouvernement a récemment supprimé le Haut Conseil du Dialogue des Territoires. Le rejet du projet de loi sur la révision constitutionnelle pourrait entraîner la dissolution prochaine de l’Assemblée nationale, prévue pour le 12 septembre 2023, en alignement avec le deuxième anniversaire de la législature actuelle.
En conséquence, les relations entre le pouvoir et l’opposition sont susceptibles de se tendre. Les partisans de l’ancien président Macky Sall envisagent de déposer une motion de censure contre le gouvernement. Abdou Mbow, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, a annoncé : « Dès demain, nous allons déposer une motion de censure pour faire tomber le Gouvernement. »







