Le Brent de la mer du Nord a terminé la semaine du 10 au 14 mars 2025 à 70,58 dollars, retrouvant un certain équilibre après avoir traversé des fluctuations marquées par des inquiétudes économiques et les ajustements de production de l’Opep+.
Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine en territoire négatif, impactés par les craintes sur l’économie américaine. Lundi 10 mars, le Brent a chuté de 1,54% à 69,28 dollars, tandis que le WTI a reculé de 1,51% à 66,03 dollars.
Les investisseurs se sont inquiétés du flou autour des perspectives économiques américaines, alors que Donald Trump n’a pas écarté l’éventualité d’une récession. Ces incertitudes ont alimenté la volatilité des marchés financiers, pesant sur la demande anticipée en pétrole.
Les cours ont amorcé une reprise technique mardi et mercredi, soutenus par une prévision de l’Agence américaine sur l’énergie (EIA) tablant sur une baisse de la production mondiale, notamment en Iran et au Venezuela.
Mais cette embellie a été stoppée jeudi, après la publication d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) anticipant une offre excédentaire en 2025, malgré les coupes de production annoncées par l’Opep+. L’offre mondiale pourrait dépasser la demande de 600 000 barils par jour, un signal baissier qui a pesé sur les cours. Le Brent a alors reculé à 69,88 dollars (-1,51%), tandis que le WTI tombait à 66,55 dollars (-1,67%).
Vendredi, le marché pétrolier a repris un peu de hauteur, soutenu par une amélioration du climat boursier et un ajustement technique après les pertes précédentes. Le Brent a gagné 1% à 70,58 dollars, tandis que le WTI progressait de 0,95% à 67,18 dollars.
Selon Daniel Ghali de TD Securities, cette stabilisation indique un réajustement du marché après une correction brutale. Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management estime que cette reprise est de bon augure pour la demande pétrolière à moyen terme.
Avec les incertitudes liées aux décisions de l’Opep+, aux prévisions de croissance mondiale et aux tensions économiques, le marché pétrolier devrait continuer à évoluer sous l’influence de ces multiples facteurs.










































