Lors d’une réunion ministérielle tenue à Bamako, sous la présidence du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga, l’Alliance des États du Sahel (AES) a officiellement lancé son drapeau confédéral. Cette initiative marque une nouvelle étape dans le processus de consolidation de cette confédération, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Le drapeau arbore une couleur verte avec au centre le logo de la Confédération AES. Selon Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, le vert symbolise la croissance, l’espoir et la prospérité, ainsi que les richesses naturelles de la région.
Depuis sa création en septembre 2023, l’AES multiplie les initiatives pour renforcer sa cohésion. Après l’annonce d’un passeport commun, la mise en place de ce drapeau vient renforcer son identité et son engagement envers une coopération régionale renforcée.
Les chefs d’État de l’AES, à savoir le colonel Assimi Goïta (Mali), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le général Abdourahamane Tiani (Niger), ont validé ce symbole d’unité. Ils réaffirment ainsi leur volonté de mener une action concertée sur les plans économique, sécuritaire et diplomatique.
L’Alliance des États du Sahel vise à mutualiser les ressources de ses membres dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, l’eau et la sécurité alimentaire. Par ailleurs, l’organisation entend poursuivre les discussions avec la CEDEAO, malgré son retrait officiel en janvier 2024.
En permettant la libre circulation des ressortissants de la CEDEAO sans visa dans son espace, l’AES affiche sa volonté d’une intégration régionale inclusive, malgré les tensions politiques avec l’organisation ouest-africaine.
Avec l’adoption de ce drapeau, l’Alliance des États du Sahel renforce son identité collective et son ambition de bâtir une région plus autonome, stable et prospère.










































