Le Conseil des ministres a annoncé une nouvelle mesure radicale : l’interdiction de l’exportation de bois par voie terrestre sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large de gestion durable des ressources naturelles et de renforcement des politiques environnementales.
Un cadre réglementaire pour l’exportation du bois
Lors de la réunion du Conseil des ministres présidée par le Premier ministre Rui Duarte Barros, un rapport détaillé de la Commission interministérielle sur la coupe et l’exportation du bois a été présenté. Cette analyse a permis de mettre en lumière des problématiques liées à l’exploitation forestière, menant à la mise en place de l’interdiction.
Les services gouvernementaux ont été chargés de veiller à la mise en œuvre des recommandations issues de ce rapport pour garantir une exploitation respectueuse des ressources naturelles.
Des réformes au service de la durabilité
En parallèle, le Conseil des ministres a approuvé avec modifications un projet de décret portant création de l’Autorité guinéenne des mutualités sociales (AGMUSO), visant à renforcer le cadre institutionnel des politiques sociales.
Gestion des ressources halieutiques et formation des agents
Outre la question du bois, le gouvernement a également validé le rapport sur la gestion de l’Unité de conservation et de transformation du poisson d’Alto Bandim. Les services compétents ont été mandatés pour négocier un avenant au contrat de gestion et fixer un prix du poisson accessible aux consommateurs.
Enfin, le ministère de l’Intérieur a obtenu l’autorisation d’envoyer 2800 agents pour une formation militaire avancée à Cumeré, afin de renforcer leurs qualifications.
Conclusion
L’interdiction de l’exportation de bois par voie terrestre marque une étape importante dans la préservation des ressources naturelles du pays. Couplée à des réformes sociales et économiques, cette décision reflète la volonté du gouvernement de concilier développement durable et gestion efficace des secteurs clés.







