Deux accords stratégiques adoptés en urgence
Le Conseil National de la Transition (CNT) a examiné et adopté, le 14 avril 2026 à Conakry, deux accords de prêt conclus entre le gouvernement guinéen et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
Ces financements visent à soutenir des projets structurants dans les secteurs de l’éducation agricole et de l’énergie, en cohérence avec les priorités nationales de développement.
Modernisation de lycées agricoles pour soutenir les filières
Le premier accord concerne la modernisation de quatre lycées agricoles situés à Bordo (Kankan), Baladou (Guéckédou), Koundara et Macenta. D’un coût global estimé à 29,78 millions d’euros, ce projet ambitionne de transformer ces établissements en véritables pôles d’excellence régionaux.
Les travaux prévoient la réhabilitation des infrastructures, l’acquisition d’équipements modernes et l’introduction de nouveaux modules de formation adaptés aux besoins du marché agricole.
L’objectif est de renforcer la formation technique et professionnelle afin de soutenir les chaînes de valeur agro-industrielles et favoriser l’insertion des jeunes.
Un projet aligné sur les priorités nationales
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040 ainsi que du Programme Décennal de l’Éducation en Guinée (ProDEG 2020-2030), qui visent à améliorer la qualité de l’enseignement technique et à soutenir le développement économique.
Des microcentrales pour accélérer l’électrification rurale
Le second accord porte sur la construction de trois microcentrales hydroélectriques d’une capacité totale de 27,6 MW, notamment dans les préfectures de Mamou et Dalaba.
Estimé à 99,86 millions d’euros, ce projet vise à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
Un levier pour le développement économique local
Au-delà de l’électrification, ces infrastructures devraient stimuler l’économie locale à travers la création d’emplois et le développement d’activités productives. La gestion des installations sera assurée par la Société de Gestion et d’Exploitation des Ouvrages Hydroélectriques (SOGEOH).
Des recommandations pour une mise en œuvre efficace
Les membres du CNT ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’adaptation des formations agricoles aux besoins du marché, le renforcement des capacités des encadreurs et la mise en place de dispositifs favorisant l’insertion professionnelle des diplômés.
Concernant les microcentrales, ils ont insisté sur l’implication de l’Agence guinéenne d’électrification rurale, l’élaboration d’une politique tarifaire adaptée et la prise en compte des enjeux environnementaux.
Un pas vers la transformation structurelle
À travers ces deux projets, la Guinée confirme sa volonté d’accélérer sa transformation économique, en misant à la fois sur le capital humain et sur l’accès à une énergie durable, deux leviers essentiels pour une croissance inclusive.







