Un signal fort à l’aube de la nouvelle année
Dans son discours de Nouvel An, le président ghanéen John Dramani Mahama a confirmé que le Ghana a officiellement engagé le processus de sortie de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Il a insisté sur une transition qui se fera « avec dignité », en tant que partenaire, et non comme un pays en difficulté.
D’un contexte de crise à un redressement progressif
Revenant sur l’état de l’économie à son arrivée au pouvoir, le chef de l’État a rappelé qu’il y a un an, le Ghana faisait face à une inflation élevée, un chômage massif des jeunes, une perte de confiance généralisée et des infrastructures dégradées.
Selon lui, des réformes rigoureuses mais indispensables ont permis d’inverser la tendance.
L’inflation, qui dépassait 23 % fin 2024, a fortement reculé et devrait s’établir autour de 5 % à fin 2025. Le président a également évoqué la stabilisation relative du cedi, la reprise de la croissance économique et le retour progressif de la confiance des investisseurs, illustré par une hausse des investissements nationaux et étrangers.
Crédibilité restaurée et dette renégociée
John Dramani Mahama a souligné que ces progrès ont permis au Ghana de restaurer sa crédibilité internationale, notamment à travers une renégociation de la dette publique menée « dans des conditions qui préservent la souveraineté nationale tout en garantissant la soutenabilité financière ».
C’est sur cette base, a-t-il affirmé, que le pays « commence le processus de sortie du programme du FMI avec dignité, non pas en suppliants mais en partenaires ».
Une nouvelle phase pour l’économie ghanéenne
Pour le président ghanéen, cette étape marque un tournant stratégique. Elle ouvre une nouvelle phase axée sur la création d’emplois, en particulier pour les jeunes, la consolidation de la stabilité macroéconomique et la poursuite des investissements structurants.
Il a enfin réaffirmé l’engagement de son gouvernement à maintenir une gestion prudente des finances publiques, condition essentielle, selon lui, pour assurer une croissance durable après le FMI.









































