Gabon : jusqu’à 331 Mds FCFA d’émissions au 1er trimestre 2026
Le gouvernement du Gabon revoit nettement à la hausse son programme de financement sur le marché des titres publics de la Cemac pour le premier trimestre 2026.
Selon le calendrier révisé publié par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le Trésor gabonais prévoit désormais de lever entre 291 et 331 milliards FCFA entre janvier et mars 2026, contre une fourchette initiale de 201 à 231 milliards FCFA.
Cette révision représente une augmentation pouvant atteindre 100 milliards FCFA, soit une progression d’environ 43 % des besoins de financement sur la période.
Un ajustement généralisé des instruments
Le relèvement des objectifs concerne l’ensemble des instruments mobilisés par le Trésor.
Bons du Trésor assimilables (BTA)
Pour les financements à court terme, le volume des BTA est porté à 166 milliards FCFA, contre 126 milliards initialement programmés.
Le calendrier intègre également de nouvelles maturités, notamment des BTA à 52 semaines, prévus dès janvier et février 2026.
Obligations du Trésor assimilables (OTA)
Sur le segment moyen et long termes, le plafond passe de 105 milliards à une fourchette comprise entre 125 et 165 milliards FCFA.
Les maturités s’étalent de 2 à 7 ans, avec des rendements pouvant atteindre 7,5 % pour les obligations à sept ans, traduisant un positionnement attractif sur la courbe souveraine régionale.
Objectif : renforcer la trésorerie et financer le budget 2026
Les ressources attendues permettront à l’État :
- de consolider sa trésorerie à court terme
- d’honorer ses engagements financiers
- de financer les projets inscrits dans le budget 2026
Dans un contexte de pression budgétaire et de besoins d’investissement élevés, le marché domestique de la Cemac demeure un levier stratégique de financement.
Signal fort après le sommet de la CEMAC
Cette révision intervient quelques jours après le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), tenu le 22 janvier 2026 à Brazzaville.
À cette occasion, les autorités gabonaises ont réaffirmé leur volonté de conclure un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), après près de trois ans de suspension.
Cette annonce a été perçue par les investisseurs comme un signal de stabilisation macroéconomique et de discipline budgétaire.







