Libreville, Gabon – La tension monte au Gabon alors qu’Aggreko, la société britannique spécialisée dans la location de groupes électrogènes, menace de couper l’alimentation électrique en raison d’une dette impayée de 15 milliards FCFA. Cette dette, qui équivaut à 22,9 millions d’euros, concerne l’électricité fournie par Aggreko à la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), laquelle distribue environ 30% de l’électricité dans le Grand Libreville.
Selon des informations, Aggreko a adressé un courrier le 12 août 2024 à la SEEG, exprimant son mécontentement face aux relances infructueuses pour le paiement de cette dette. Malgré une réponse de la SEEG le 5 août 2024, aucune solution de paiement n’a été proposée, poussant Aggreko à réduire la puissance de sa centrale de 25 MW le 7 août 2024, conformément à l’article 7.12 du contrat entre les deux parties.
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Cette réduction de puissance pourrait expliquer les coupures d’électricité fréquentes observées ces derniers jours dans le Grand Libreville. Cependant, la SEEG attribue ces délestages à d’autres facteurs, tels que des pannes à la centrale hydroélectrique de Tchimbélé et une baisse critique des niveaux d’eau dans les barrages de Kinguélé-Tchimbélé.
La situation financière de la SEEG est également compliquée par un scandale de détournement de fonds, où des partenaires auraient mis en place un réseau parallèle de vente de billets prépayés d’électricité, causant des pertes financières considérables pour l’entreprise.
Aggreko, en partenariat avec la SEEG depuis une vingtaine d’années, a déjà commencé à réduire sa fourniture d’énergie et prévoit de suspendre complètement ses opérations à partir du 21 août 2024 si la situation n’est pas résolue.







